dimanche 18 mai 2014
Traduzir - Escrever Ou Desescrever - Henri Meschonnic (2007)
On peut lire, télécharger et imprimer l'article et sa traduction à cette adresse:
http://fr.scribd.com/doc/224704717/Traduzir-Escrever-Ou-Desescrever-Henri-Meschonnic-2007
lundi 11 avril 2011
Le temps, c'est nous, ensemble (un inédit de Henri Meschonnic)
samedi 9 avril 2011
ta résonance: Pour Henri Meschonnic: entre tes lignes
Une traduction en espagnol par Samuel Espinosa
samedi 2 avril 2011
Les Livres de Philosophie: Emmanuel Levinas et Henri Meschonnic : résonances ...

Les Livres de Philosophie: Emmanuel Levinas et Henri Meschonnic : résonances ...: "Monique Lise Cohen Mars 2011 – Horizons – 21 € “Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic : tout semble les séparer, et pourtant tous deux parle..."
vendredi 1 avril 2011
André Minvielle parle de Henri Meschonnic
mercredi 16 février 2011
Manifesto a favor del ritmo (fragmentos)
jeudi 20 janvier 2011
L'obscur travaille : quelques poèmes manuscrits publiés

L'association Himeros fête ses vingt ans d'activité à La Rochelle. Gérard Laniez qui l'anime y avait invité en 2003 Henri Meschonnic et comme à son habitude il avait réalisé un très bel ouvrage Avec Henri Meschonnic, les gestes dans la voix chez l'éditeur Rumeur des âges. Ce livre qui vient avec d'autres publications fêter les 20 ans de l'association donne quinze poèmes manuscrits inédits d'Henri Meschonnic. On attend bien évidemment leur publication prévue aux éditions Arfuyen sous le titre L'obscur travaille. On peut bien évidemment commander en attendant ce très bel ouvrage des éditions Himeros au 16, rue Debussy 17000 La Rochelle (himeros@wanadoo.fr)jeudi 11 novembre 2010
Demain dessus demain dessous
samedi 25 septembre 2010
Penser le langage Penser l’enseignement Avec Henri Meschonnic


S. Martin (dir), Penser le langage Penser l’enseignement Avec Henri Meschonnic, coll. « Résonance générale : les essais pour la poétique », Mont-de-Laval : L’Atelier du grand tétras, 2010.
jeudi 23 septembre 2010
Un entretien avec Anne Mounic traduit en espagnol
Traducción: Rodrigo Grimaldi.
Traducción: Rodrigo Grimaldi.
lundi 20 septembre 2010
Poétique du traduire en portugais brésilien
Dans la traduction de Jerusa Pires Ferreira et Suely Fenerich, on peut lire maintenant Poétique du traduire au Brésil avec une préface de la première, professeure, traductrice et essayiste et directrice du Centre d'Etudes de l'Oralité (PUC/SP). La traduction est publiée aux éditins Perspectiva à Sao Paulo dans la collection "Estudos" dirigée par J. Guinsburg.
vendredi 2 avril 2010
La Cie des Limbes à la maison de la poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines le 12 avril 2010
« Le monde arrêté repart » d’Henri Meschonnic
Un homme et une femme sur scène. La poésie en mouvement, un langage corporel à peine perceptible, afin que le spectateur la découvre dans ses gestes les plus infimes. Lundi 12 avril 20h
© Compagnie des Limbes
Henri Meschonnic (1932-2009) est né à Paris, de parents juifs russes venus de Bessarabie
en 1924. Il y a ensuite la guerre et la traque. Puis des études de lettres. Un passage de huit mois dans la guerre d’Algérie en 1960. Premiers poèmes dans Europe en 1962 : Poèmes d’Algérie. Linguiste, il enseigne à l’Université de Lille de 1963 à 1968, puis, de 1969 à 1997, à Paris 8. Henri Meschonnic a reçu en 1986 le prix Mallarmé pour Voyageurs de la voix. Il était membre de l’Académie Mallarmé depuis 1987. Il est surtout connu pour son travail de philosophe et de linguiste, dans le domaine de la traduction, il a entrepris une nouvelle et magistrale traduction de la Bible. Henri Meschonnic est également l'auteur d'une œuvre poétique importante. Nourrie de ses recherches théoriques, elle frappe par une écriture libre et inspirée. Il est décédé le 8 avril 2009.
La compagnie des Limbes
« Mettre en scène des poèmes d’Henri Meschonnic, c'est pour nous, donner à entendre et à voir l'oralité, la corporalité de ce langage. Traduire ce que fait cette parole, et pas seulement ce qu'elle dit. Sentir le passage de la vie en nous, être à l'écoute de l'infime mouvement qui nous déplace, et nous transforme, à chaque instant. Envelopper scène et salle dans un climat intime et mouvant, mettre en relation la voix et la lumière. »
L’équipe
Mise en scène : Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin
Avec : Solene Arbel, Romain Jarry, Brieuc Jeandeau, Loïc Varanguien de Villepin
Ecriture voix/lumière : Johann Loiseau
Création sonore, conception graphique : Jean-Marc Saint-Paul
Auteur : Henri Meschonnic
« Solène et Brieuc vont côte à côte inventer le corps du poème avec tout l’espace, tous ceux qui les écoutent pour que cette écoute qu’ils sont eux d’abord fasse voir ce corps du poème qui progressivement va prendre toute la place, tout l’espace en transformant l’immobilité en mouvement, l’invisible en visible, le silence en chant… »
Extrait de l’article écrit par Serge Martin
Entrée libre sur réservation au 01.39.30.08.90
La Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines
Accès en transport en commun :
- RER C direction et terminus Saint-Quentin-en-Yvelines
- Train au départ de Paris-Montparnasse ou la Défense, arrêt Saint-Quentin-en-Yvelines / Montigny-le-Bretonneux
- puis bus 465 (arrêt Haussmann) ou 467 (arrêt Gaudi) horaires bus
Accès en voiture :
- A86, sortir à Versailles-Satory - Guyancourt. Suivre Guyancourt. En face du technocentre Renault, suivre médiathèque Jean Rousselot.
- A12, sortir à Guyancourt - Voisins le Bretonneux, suivre Guyancourt centre puis médiathèque Jean Rousselot.
dimanche 28 mars 2010
Un nouveau livre de Jacques Ancet "pour Henri Meschonnic"
Puisqu'il est ce silence
Prose pour Henri Meschonnic
Au milieu des phrases, des paroles, dans le brouhaha, on l'entend, on en est sûr. Sa voix est sourde mais insistante. Elle dit — on peut même la comprendre — j'ai rendez-vous, là, avec quoi ? On tend les mains comme pour l'accueillir mais rien ne vient les remplir. Un léger vent s'est levé, le rouge des giroflées vacille. On se dit que, oui, avec quoi ? Le calendrier aligne ses dates : le passé et le futur y sont des chiffres immobiles. Le présent, lui, est insaisissable. On l'a dans la bouche comme une illumination soudaine. Comme cette voix qui, au bord de dire adieu, murmure — on l'entend distinctement : Vous n'êtes pas sérieux. On ne dit adieu à rien.
samedi 20 mars 2010
Mardi 30 mars: projection de "Henri Meschonnic ou la poétique du rythme"

Le mardi 30 mars, au cinéma L'Entrepôt (7, rue de Préssensé), dans le
14e arrondissement, un documentaire consacré à Henri Meschonnic sera
projeté à partir de 20h.
"Henri Meschonnic ou la poétique du rythme" a été réalisé par Elodie Lélu, écrit par Maxime Gervais, Elodie Lélu et Thomas Vercruysse, avec la participation de Sophie Comarmond.
Vitry: 9 et 10 avril 2010
Studio-Théâtre de Vitry
18, avenue de l'insurrection
94400 Vitry-sur-Seine
Tél : 01 46 81 75 50
Fax : 01 46 81 75 94
Henri Meschonnic, poète, traducteur et linguiste est mort il y a un an. Son œuvre extrêmement riche est centrée sur les questions du poème, de l’oralité, du rythme. Ses traductions de la Bible ont transformé notre perception de ces textes fondateurs. Les Ouverture(s) d’avril lui seront consacrées et rendront hommage à son œuvre de poète. Nous aurons le plaisir d’accueillir Gérard Dessons, universitaire et collaborateur d’Henri Meschonnic, Dominique Reymond et Axel Bogousslavsky, comédiens, pour une lecture/débat autour des enjeux de la poésie et de la traduction. La Compagnie des Limbes, en résidence au Studio-Théâtre, présentera NOUS LE PASSAGE, spectacle mis en scène par Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin sur des poèmes d’Henri Meschonnic.
Le rythme et la vie
L’œuvre poétique d’Henri Meschonnic
au Studio-Théâtre
Vendredi 9 avril
20h30 : NOUS LE PASSAGE
Samedi 10 avril
18h : LECTURE/DEBAT avec Gérard Dessons, Dominique Reymond et Axel Bogousslavsky
20h30 : NOUS LE PASSAGE
@ J. Torregano/Fédéphoto
Toute ma vie est dans mes poèmes, mes poèmes sont le langage de ma vie. C'est par eux que je vais d'inconnu en inconnu. Ils me font plus que je les fais. Et ils sont reconnus par ceux qui sont du même côté du langage, du même côté de la vie que moi. Un poème, pour moi ne raconte pas d'histoires. Mes poèmes sont les condensations du sens de ma vie. C'est pourquoi ils tiennent moins de place que le reste de mon travail, mais c'est eux qui me font traduire la Bible comme je traduis, qui me font penser le langage, la poésie, la traduction comme je fais. Pour moi, un poème est ce qui transforme la vie par le langage et le langage par la vie. C'est mon lieu, et je le partage.
Il ne faut pas beaucoup de mots pour transformer notre rapport au monde et à nous-mêmes. L'exemple le plus simple, ce serait, entre autres, il se trouve que c'est le premier qui me vient à l'esprit, un poème de Giuseppe Ungaretti, fait de deux mots :
M'illumino
d'immenso.
(Je m'illumine d'immense.)
La poésie doit transformer le monde, elle transforme notre rapport au monde ou elle n'est pas la poésie, mais une poétisation. Autrement dit, la poésie, c'est l'union maximale du langage et de la vie. Écrire un poème, c'est faire la vie. Lire un poème, c'est sentir la vie qui nous traverse et être transformé par lui.
Penser, écrire, c'est travailler à être libre, c'est-à-dire vivant.
Henri Meschonnic, Vivre poème, Dumerchez, 2005
Henri Meschonnic (1932-2009) est né à Paris, de parents juifs russes venus de Bessarabie en 1924. Il y a ensuite la guerre et la traque. Puis des études de lettres. Un passage de huit mois dans la guerre d’Algérie en 1960. Premiers poèmes dans Europe en 1962 : Poèmes d’Algérie. Linguiste, il enseigne à l’Université de Lille de 1963 à 1968, puis, de 1969 à 1997, à Paris 8. Henri Meschonnic a reçu en 1986 le prix Mallarmé pour Voyageurs de la voix. Il était membre de l’Académie Mallarmé depuis 1987.
Il a rencontré le travail théâtral d’Antoine Vitez et de Claude Régy, a participé aux recherches de l’Académie Expérimentale des Théâtres et a orchestré le cahier intitulé Théâtre Oracle, N°189, 2008-2 de la revue Théâtre/Public paru en juin 2008.
Henri Meschonnic est surtout connu pour son travail de linguiste, de théoricien de la poétique et de la traduction. Citons, parmi son imposante bibliographie, les cinq volumes de Pour la poétique I/ Pour la poétique, II/ Epistémologie de l’écriture, Poétique de la traduction, III/ Une parole écriture, IV/ Écrire Hugo, V/ Poésie sans réponse (Gallimard, 1970 à 1978); Le langage Heidegger (PUF, 1990); Critique du rythme (Verdier, 1982); Modernité modernité (Verdier, 1988); Poétique du traduire (Verdier, 1999); L’utopie du Juif (Desclée de Brouwer, 2001);Spinoza poème de la pensée (Maisonneuve & Larose, 2002); Un coup de Bible dans la philosophie (Bayard, 2004); Dans le bois de la langue (Laurence Teper, 2008); Pour sortir du postmoderne (Klincksieck, 2009).
Dans le domaine de la traduction, Henri Meschonnic a entrepris une nouvelle et magistrale traduction de la Bible dont on rappellera les volumes parus chez Desclée de Brouwer : Gloires, traduction des Psaumes (2001); Au commencement, traduction de la Genèse (2002); Les Noms, traduction de l’Exode (2003); Et il a appelé, traduction du Lévitique (2005); Dans le désert, traduction des Nombres (2008).
Henri Meschonnic est également l'auteur d'une œuvre poétique importante. Nourrie de ses recherches théoriques, elle frappe par une écriture libre et inspirée.
On citera : Dans nos recommencements (Gallimard, 1976); Légendaire chaque jour(Gallimard, 1979); Voyageurs de la voix (Verdier, 1985); Je n’ai pas tout entendu(Dumerchez, 2000); Infiniment à venir (Dumerchez, 2004); Tout entier visage (Arfuyen, 2009); Et la terre coule (Arfuyen, 2009); De monde en monde (Arfuyen, 2009). Un numéro spécial a été consacré par la revue Faire Part à l’œuvre d’Henri Meschonnic sous le titre Le Poème Meschonnic.
Lecture/débat
Avec Gérard Dessons, Axel Bogousslavski et Dominique Reymond
Samedi 10 avril à 18h
Avec la voix, il s’agit du poème, et il s’agit déjà du théâtre. La voix contient tout le corps et tout le sens. Elle fait que ni le corps ni le sens n’existent l’un sans l’autre. En lisant on ressent, en écoutant on comprend. L’important, dans tous les cas, c’est d’entendre.
Le théâtre est ce moment particulier, moment de tous les risques, où la voix de l’acteur fait entendre la voix du poème, telles qu’ensemble elles s’inventent infiniment. La voix de l’acteur — celui qui acte la parole — s’informe du poème, naît à son dire. Quant à la voix du poème, elle n’est pas dans le poème comme une substance en attente d’être manifestée. Elle est du poème, au sens où elle en provient. La force d’un texte — et c’est bien en cela qu’il est poème — réside dans cette capacité de tendre les voix singulières — de l’auteur, de l’acteur — vers cette voix plurielle, impersonnelle, migrante qui devient le théâtre lui-même. Les poèmes d’Henri Meschonnic ont cette force de transformer ceux qui les lisent, qui les disent et qui les écoutent, en voyageurs de la voix.
Gérard Dessons
Gérard Dessons est professeur de langue et littérature françaises à l’université Paris 8, où il travaille sur la poétique, la théorie du langage et la théorie de l’art. Il est membre du groupe Polart, poétique et politique de l’art.
Il a notamment publié Emile Benveniste, l'invention du discours (In press, 2006);Rembrandt, l'odeur de la peinture (Laurence Teper, 2006); Introduction à la poétique. Approche des théories de la littérature (Armand Colin, 2005); Maeterlinck, le théâtre du poème (Laurence Teper, 2005); L'Art et la manière. Art, littérature, langage (Honoré Champion, 2004); et, en collaboration avec Henri Meschonnic, Traité du rythme: des vers et des proses (Nathan, 1998).
Il est également l’auteur de Petite théorie du papier, Marano Vicentino, Pino Guzzonato, 2000; Lieux communs (dessins d'Odile Druhen), La Licorne, 1993; Mon rêve d'une femme assassinée (dessins d'Hervé Sornique), Cardinaux, 1988.
Axel Bogousslavsky a joué au théâtre dans la plupart des spectacles de Claude Régy et avec les metteurs en scène Bruno Bayen (Stella) ; Jean-Michel Rabeux ; Xavier Marchand (Au Bois lacté) ; Jean-Baptiste Sastre (L’Affaire de la rue de Lourcine, Tammerlan) ; Etienne Pommeret (Drames brefs) etc.
Avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma, il a joué dans la Sonate des Spectres de Strindberg en 2003, dans Adam et Ève de Boulgakov en 2007 et dans Feux d’après August Stramm en 2008.
Au cinéma, il a joué notamment dans le film de Marguerite Duras Les Enfants et a tourné sous la direction de Manoel de Oliveira dans Mon cas.
Dominique Reymond, après avoir suivi les cours des Arts Décoratifs et du conservatoire Populaire de Genève, intègre le C.N.S.A.D. dans la classe d’Antoine Vitez. Avec lui, elle joue dans Falsch de René Kalisky, la Mouette d’Anton Tchekhov, le Héron de Vassili Axiomov,l’Échange de Paul Claudel. Elle travaille notamment sous la direction de : Jacques Lassalle,l’Heureux stratagème de Marivaux ; Bernard Sobel, la Ville de Paul Claudel, la Forêtd’Ostrovsky, Tartuffe de Molière ; Klaus–Michael Grüber, la Mort de Danton de Büchner ; Bruno Bayen, Weimarland ; Pascal Rambert, John & Mary, Antoine et Cléopâtre de Shakespeare ; Sophie Loucachevsky, Phèdre de Marina Tsvetaeva ; Jacques Rebotier, l’Éloge de l’ombre ; Marie-Louise Bischofberger, Visites de Jon Fosse ; Luc Bondy, Une pièce espagnole de Yasmina Reza ; Marc Paquien, le Baladin du monde occidental de John Millington Synge; Manuel Rau, le Pélican d’August Strindberg… Avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma, elle a joué dans Feux d’après August Stramm en 2008. Au cinéma, elle a joué entre autres dans Y aura-t-il de la neige à Noël et Il sera une fois de Sandrine Veysset,La naissance de l’amour de Philippe Garrel, Destinées sentimentales, Demon lover, et L’heure d’été d’Olivier Assayas.
Nous le passage
poèmes d’Henri Meschonnic
mise en scène Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin
Vendredi 9 et samedi 10 à 20h30
avec
Solène Arbel
Romain Jarry
Brieuc Jeandeau
Martine Valette
Écriture voix/lumière : Johann Loiseau et Jean-Luc Petit
Création sonore : Jean-Marc Saint-Paul
Merci à Régine Blaig
Mettre en scène des poèmes d'Henri Meschonnic, c'est pour nous donner à entendre et à voir l'oralité, la corporalité de ce langage. Traduire ce que fait cette parole, et pas seulement ce qu'elle dit. Sentir le passage de la vie en nous, être à l'écoute de l'infime mouvement qui nous déplace, et nous transforme, à chaque instant. Envelopper scène et salle dans un climat intime et mouvant, mettre en relation la voix et la lumière.
Cette recherche nous invite à concevoir un dispositif scénique privilégiant l'écoute de la voix du poème à une théâtralité visuelle car au théâtre “c'est l'oreille qui voit, c'est ce qu'on donne à entendre qui fait qu'on visualise” (Henri Meschonnic, Le théâtre dans la voix, dans Penser la voix, La Licorne N°41, 1997).
Donner à entendre les échos, les résonances, d'un poème à l'autre, d'un recueil à l'autre, c'est mettre en scène la voix plurielle du poème, dont tous les acteurs sont les passeurs, jusque dans le silence. De même, le spectateur par son écoute devient coénonciateur de la voix du poème et par là-même acteur de la parole.
Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin
Production : Compagnie des Limbes, OARA - Office Artistique de la Région Aquitaine, TNT Manufacture de chaussures, IDDAC - Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel, Pôle Culturel Intercommunal des Anciens Abattoirs à Billères (84), Société bordelaise de CIC, Festival de Théâtre de Blaye et de l'Estuaire, Espace Jéliote - Oloron Sainte-Marie. La compagnie est subventionnée par le Conseil Régional d'Aquitaine, le Conseil Général de la Gironde et la Mairie de Bordeaux. Avec le soutien de l'UFR Arts et du Service Culturel de l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3.
La Compagnie des Limbes a été fondée en 2001 par Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin. Elle est basée à Bordeaux.
« Des écritures appellent le théâtre. Parce qu’elles inventent un langage. Parce qu’elles transforment la représentation que nous avons du monde, le sens de notre vie. Parce qu’on y entend du corps, parce qu’on y entend une voix qu’on avait jamais entendue jusqu’alors. C’est pourquoi nous travaillons avec des poèmes, des romans plus qu’avec des pièces de théâtre. Peut-être pour donner à entendre et à voir que ce qui fait théâtre c’est d’abord le langage, l’énergie créatrice du langage, tout ce qui déborde la signification et qui ouvre sur l’invisible et l’inaudible du langage et de la vie.
Aussi différentes que soient les écritures avec lesquelles nous travaillons - Ghérasim Luca, Kurt Schwitters, Virginia Woolf, Jon Fosse, Henri Meschonnic, Arnaud Rykner -, chacune d’elle, de manière singulière, met en jeu ces questions : Qu’est-ce que vivre, comment vivre et comment dire/écrire. Chacune d’elle articule à sa façon dire et vivre. Chacune transforme à sa manière notre rapport au langage et à la vie.
À chaque aventure, nous rapprenons à lire, nous apprenons à écouter ce qu’un langage crée, à sentir la manière dont le mouvement de la parole s’organise, pour que la puissance de vie qu’invente une écriture se déploie à la scène et passe entre les acteurs et les spectateurs. A travers notre pratique du théâtre se dessine la recherche et la création d’un théâtre du poème. Un poème, entendu comme une activité qui transforme la vie par le langage et le langage par la vie, pour reprendre la définition d’Henri Meschonnic.
Le nom de notre compagnie – compagnie des Limbes – traduit bien notre idée du théâtre comme d’un espace par excellence ouvert et indéterminé où tout peut se passer, d’une expérience au-delà du vivant et du mort. Le caractère vague et incertain de l'état qu'on lui associe communément plutôt de manière péjorative : être dans les limbes, est ici l'état de possibilité de toute chose, indéfiniment naissante, infiniment disparaissante. Être et ne pas être, non pas successivement, mais en même temps : peut-être est-ce cela le théâtre des Limbes. »
Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin
Romain Jarry et Loïc Varanguien de Villepin, comédiens et metteurs en scène. Formés au conservatoire de Bordeaux où ils ont notamment suivi l’enseignement de Pilar Anthony. Ils fondent la compagnie des Limbes en 2001 et mettent en scène, ensemble : Mues sur des textes d’Antonin Artaud, Ghérasim Luca et Kurt Schwitters en 2003, Hiver de Jon Fosse en 2005, Les Vagues de Virginia Woolf en 2006, Dépeçage de Kurt Schwitters en 2006, Vivre dans le secret et Matin et soir de Jon Fosse en 2007, No man's langue poèmes de Ghérasim Luca, Écrire c'est créer un lieu ou on peut vivre, triptyque Jon Fosse en 2009. Projets à venir : Enfants Perdus d'Arnaud Rykner.
samedi 13 mars 2010
Le blog du CLUB DE TRADUCTORES LITERARIOS DE BUENOS AIRES
DOMINGO 7 DE FEBRERO DE 2010
Poeta, traductor, ensayista y crítico polémico dentro del ámbito literario francés, Henri Meschonnic fallecido el 8 de abril de 2009 a la edad de 76 años, hizo del tema de la traducción algo central para saber de qué hablamos al hablar del poema. Escribió: “Lo que muestra la historia de la traducción, la historia de los poemas, la historia de los grandes poemas, es que la identidad no se opone a la alteridad, sino que la identidad sólo adviene por la alteridad.”, y su teoría del lenguaje articula poética, ética y política. Llama poema a aquello capaz de transformar una forma de vida por una forma de lenguaje y transformar una forma de lenguaje por una forma de vida. El autor considera inseparables vida humana y lenguaje. El sujeto del poema deviene la subjetivación máxima de un sistema de discurso, la invención de una especificidad y de una historicidad.
Hijo de padres judíos rusos que llegan de Besarabia a Francia en 1924, Meschonnic debe refugiarse en zona libre, a los 12 años, durante la guerra. Aprende el hebreo como autodidacta, a los 27 años, durante la guerra de Argelia y luego retraduce la Biblia al francés. El texto bíblico abre a la reflexión del traducir y para el poeta el traducir implica el desafío de transformar toda la teoría del lenguaje.
Publica estudios muy críticos sobre la obra de Blanchot y acerca de la mayoría de los poetas contemporáneos franceses. Pero a quien denuncia con más fuerza es al filósofo Martin Heidegger de quien sostiene que su pensamiento y lenguaje eran inseparables de su compromiso nazi.
Ética y política del traducir, traducido por Hugo Savino, un conocedor de la obra de Meschonnic, se vuelve un libro indispensable por el modo en el que el autor articula el tema de la traducción. Si lo que hay que traducir es aquello que un texto le hace a su lengua, es indudable que el traducir desempeña un lugar sustancial en la teoría del lenguaje.
Meschonnic argumenta discutiéndole a otros, y de esa polémica habría que subrayar algunos temas fundamentales para él. Sostiene que no son las lenguas las que son maternas, sino las obras las que lo son. No es el hebreo el que hizo la Biblia sino la Biblia la que hizo el hebreo. Ejerce una crítica encarnizada a un tipo de traducción, que para él es habitual, que denomina borrante, hecha en el marco del signo. Por el contrario, con mucha sabiduría, el autor hace hincapié en un continuo, el ritmo. “Porque no se traduce una lengua, sino lo que un poema le hace a su lengua, por consiguiente hay que inventar en la lengua de llegada equivalencias de discurso: prosodia por prosodia, metáfora por metáfora, calambur por calambur, ritmo por ritmo.”, dice Meschonnic desde una posición que es inherente a una ética que no borre diferencias, que sacuda al lenguaje y permita pensar la identidad desde el lugar más privilegiado de un sistema de discurso, ahí donde emerge un sujeto del poema.
lundi 1 mars 2010
Le n° 19 de Graphè dédié à Henri Meschonnic



dimanche 28 février 2010
Un guerrero sin reposo
Une note de lecture sur la traduction récente par Hugo Savino e Ethique et politique du traduire en espagnol:
Un guerrero sin reposo
Por María Del Carmen Rodríguez
De la Redacción de LA NACION
Por Henri Meschonnic
Leviatán
TRAD.: Hugo Savino
192 Páginas
$ 56
Después de sus estudios universitarios en lenguas modernas, latín y griego, Henri Meschonnic (1932-2009), hijo de emigrantes judíos rusos que se instalaron en París en 1924, fue movilizado en 1960 durante la guerra de Argelia. Partió con una gramática de hebreo bíblico, lo aprendió como autodidacta y leyó en la Biblia los acentos, los ritmos, la prosodia, las violencias gramaticales -el poema, en suma- que las traducciones clásicas borraban con la goma de la interpretación. Allí comenzaba su propia guerra, sin cuartel y en todos los frentes. Como profesor de lingüística y literatura en Lille, en Vincennes después de Mayo del 68 y en la Universidad de París VII; como poeta, desde 1972 hasta su muerte; como traductor al francés de muchos capítulos de la Biblia y con más de treinta ensayos de gran calibre, entre ellos, Crítica del ritmo. Antropología histórica del lenguaje , uno de sus libros señeros.
"Yo había tomado como epígrafe para Crítica del ritmo , en 1982, las palabras de Mandelstam, en la poesía es siempre la guerra´", escribe el autor en uno de los dieciséis artículos que componen Ética y política del traducir . Y en este libro cuyo original data de 2007 prosigue su combate sostenido contra: la separación del lenguaje y la vida (en esta lucha apela a Benveniste y Spinoza), las especializaciones académicas -de la lingüística a la traductología- que se ciñen a las lenguas sin plantearse una teoría del lenguaje (su referente es Humboldt), el mantenimiento del dualismo del signo que parte de un Saussure mal entendido, las interpretaciones filosóficas del poema que se basan en el sentido (el enemigo principal es Heidegger) y a veces desembocan en la mitología babeliana de lo intraducible (Steiner, Benjamin, Derrida), la hermenéutica religiosa y teológica que "desescritura" el texto que "adora" al traducirlo... La lista está lejos de ser exhaustiva.
Más relevante es el papel que le atribuye Meschonnic a la traducción en lo que él llama la "interacción lenguaje-poema-ética-política". Aclaremos que, para él, "no son las lenguas las que son maternas sino las obras las que son maternas": por caso, de la Biblia nace el hebreo y no a la inversa. Partamos de un ser de lenguaje que busca "constituirse como sujeto por su actividad", por su práctica reflexiva, al traducir. Lo importante no es lo que el texto dice -el sentido-, sino lo que hace -con su fuerza-, lo que le hace a ese sujeto que, a su vez, le hace decir a tal o cual lengua en la que escribe algo que tal vez nunca le hayan hecho decir. De esta suerte de doble forzamiento (del texto al sujeto, del sujeto a la lengua) se deriva que "traducir desempeña un papel mayor y único en la teoría de conjunto del lenguaje: el de una poética experimental"; que la poética es ética, ya que transforma tanto al sujeto que escribe como al que lee, y política, porque "la ética del lenguaje concierne a todos los seres de lenguaje, ciudadanos de la humanidad".
Se puede decir que, desde su práctica- teórica, este guerrero sin reposo "fuerza" al pensamiento como fuerza a la lengua en este libro poblado de espléndidos ejemplos de sus versiones bíblicas. Que el "Dios de los Ejércitos" devenga, en su retraducción atenta a la "panrítmica" del texto, "Dios de las multitudes de estrellas" no es un ejemplo menor. En consonancia con el combate de Meschonnic se oye la fuerza de la voz del traductor, Hugo Savino, que también vertió al español, del mismo autor, La poética como crítica del sentido y los poemas de Puesto que soy esa zarza .
© LA NACION
Crítica de libros / Ensayo