Henri Meschonnic (1932-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable où poèmes, essais et traductions font le continu d'une théorie du langage et du rythme et d'une pratique d'écriture et de lecture pleines de vie l'une par l'autre. Ce blog offre simplement des documents à tous ceux qui de près ou de loin aimeraient continuer avec Henri Meschonnic.

vendredi 1 février 2013

Un texte de Philippe Païni

Sur le blog de la revue Résonance générale, on trouve un très beau texte de Philippe Pa¨ni dont la présentation est la suivante :

Avec Henri Meschonnic au Forom des langues du monde 2012


Voici, telle quelle, la transcription d’une intervention au Forom des langues du monde, à Toulouse, le 27 mai 2012, sur la Place du Capitol, à l’occasion de la sortie du numéro 995 de la revue Europe consacré à Henri Meschonnic. 

la suite à cette adresse :
http://revue-resonancegenerale.blogspot.fr/2013/01/avec-henri-meschonnic-au-forom-des.html


Rappelons que cette revue dont le n° 6 paraîtra sous peu a publié Henri Meschonnic dans son premier numéro:
Sommaire+RG1.jpg
On peut toujours commander ou s'abonner (20 euros) à cette adresse:

jeudi 27 décembre 2012

Un dossier "Henri Meschonnic" dans une revue critique italienne de langue française

Un important dossier réuni par Marcella Leopizzi de l'Université de Bari dans la revue Studi di letteratura Francese.



Le sommaire :



Un beau dossier iconographique proposé par Régine Blaig qui se donne pour "objectif" concernant le travail, vie et oeuvre, d'Henri Meschonnic de "le garder présent au présent". Elle y donne d'abord quelques précisions concernant la réalisation de Langage histoire une même théorie paru chez Verdier dans sa préparation après qu'Henri Meschonnic lui a dit "un jour de décembre 2008" : "Tiens c'est pour toi". Elle y donne ensuite, avec des photographies très touchantes, la description de "la construction du livre" par Meschonnic où on le voit étaler ses notes et monter son livre... 


samedi 17 novembre 2012

Les ouvrages d'Henri Meshonnic aux éditions Gallimard

Les éditions Gallimard viennent de modifier leur site. Des améliorations appréciables qui permettent de trouver facilement tous les ouvrages d'Henri Meschonnic aux éditions Gallimard présentés sur cette page :
http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Henri-Meschonnic
On obtient quelques titres supplémentaires à cette adresse (avec des classements par collection, par contributions, genres...) :
http://www.gallimard.fr/searchinternet/advanced?all_title=Henri+Meschonnic&SearchAction=1&SearchAction=ok

mercredi 7 novembre 2012

Arrêts sur images (Gérard Noiret à propos de "Langage histoire une même théorie")

Dans le dernier numéro (n° 8, novembre 2012) de la revue en ligne Secousse, un article de Gérard Noiret lisant sous forme d'entrées impliquantes le dernier essai d'Henri Meschonnic, Langage, histoire, une même théorie (Verdier, 2012). On peut lire à cette adresse:
http://www.revue-secousse.fr/Secousse-08/Essais/Sks08-Noiret-Meschonnic.pdf

lundi 29 octobre 2012

Un article de la revue Palimpsestes sur le traduire-écrire-Meschonnic

La revue Palimpsestes publie un numéro sur "traduire la cohérence" avec un article de Jean-Pierre Richard : "L'épreuve du rythme : le "poème" d'Henri Meschonnic fait-il ce qu'il dit?"


Il faudrait discuter dans le détail cet article à la fois pour y apercevoir une attention au "poème de la pensée" de Meschonnic (l'article s'intéresse au "dernier ouvrage publié de son vivant" par HM: Ethique et politique du traduire) mais également pour y sentir je ne sais quelle fourberie quand in fine le critique traducteur de l'anglais conclut sur "une difficulté pour le lecteur" qui relève, si j'ai bien compris, d'une dichotomie entre le fond et la forme que réitère Richard tout en naturalisant le "continu généralisé" qui est un combat et non une technique ou technicité - ce qui semble être le cas pour Richard qui passe allègrement de combat à guerre puis à polémique en faisant l'impasse sur la notion de critique ! Il me semble que la notion de cohérence est ici alléguée pour réduire la force et la portée de la notion de continu. Il faudrait alors lire tout le numéro... Ce n'est pas la cohérence qu'il faut traduire mais le continu... Une petite différence qui permet le saut d'une rhétorique à une poétique...

Je cite seulement la conclusion de JP Richard et on ira ensuite à l'article dans son entier en revenant au livre d'H.M. :
Mais s’il est certain que « le signe casse au poème » (35), que le dualisme ne tient pas devant le continu du sens, l’inverse est exclu, puisque le langage a le continu pour principe même de fonctionnement. À ce niveau on ne saurait parler de cohérence ou d’incohérence : la notion n’est pas pertinente, même si le poème cultive le discontinu. Si incohérence il y a, elle ne peut être que secondaire et locale, comme chez Meschonnic, quand le poème nie explicitement toute action polémique en même temps qu’il mobilise une autre partie de ses forces verbales pour se faire batailleur. Mais quand il affirme le primat du rythme comme avènement du sens, et enclenche aussi la dynamique inverse, celle du discontinu, il n’y aucun danger d’incohérence : jamais le poème ne cassera au signe. Le signe est mort ; le poème joue à la guerre. Telle est sa « stratégie du sens » (C : 20). C’est ce jeu qui gêne la lecture, quand le texte tire à hue et à dia. Les rythmes épisodiques de la guerre des savoirs viennent parasiter le poème meschonnicien du continu, mais il n’y a là ni contradiction, ni incohérence, juste une difficulté pour le lecteur à accepter le point de vue du « continu rythmique » (164) généralisé. C’est elle qui rend peut-être moins convaincantes, alors qu’elles sont irréfutables, les preuves du rythme.
http://palimpsestes.revues.org/441

jeudi 27 septembre 2012

Claude Régy, ou la religion de l'écriture

Claude Régy, ou la religion de l'écriture
On peut pas dire que le titre de l'article d'Odile Quirot dans Le Nouvel Obs soit excellent (il faudrait parler de passion et non de religion, peut-être même plutôt de force) mais on aime bien les propos de Claude Régy qui ne manque pas d'évoquer Henri Meschonnic et le travail avec ses textes.

lundi 24 septembre 2012

Hommage le 29 septembre 2012


Les Parvis poétiques ont 30 ans

samedi 22 septembre 2012 (Date de rédaction antérieure : 24 septembre 2012).
L’événement poétique de la rentrée : les Parvis poétiques fêtent 30 années d’interventions.
Samedi 29 septembre 16h-19h
Hommage à Henri Meschonnic, soutien des Parvis depuis le début, et préfacier de l’anthologie des poètes des Parvis.

mercredi 12 septembre 2012

Le rythme critique d’Henri Meschonnic

Maïté Snauwaert, "Le rythme critique d’Henri Meschonnic", Acta Fabula, Dossier critique : "En rythme", URL : http://www.fabula.org/revue/document7129.php
A l'occasion de la reprise en poche de:

critiquerythme.gif

un important texte dont je donne ici le début (pour la lire la suite, il faut cliquer sur le lien ci-dessus):

Henri Meschonnic a cinquante ans lorsqu’il fait paraître Critique du rythme. Anthropologie historique du langage en 1982. Il a déjà publié chez Gallimard les cinq tomes de Pour la poétique (1970‑1978), Le Signe et le Poème (1975), deux traductions de la Bible : Les Cinq Rouleaux (1970) et Jona et le signifiant errant (1981), et trois recueils de poèmes : Dédicaces proverbes (1972), Dans nos recommencements (1976), Légendaire chaque jour (1979). Critique du rythme paraît en 1982 chez Verdier dans un grand format de 713 pages ; il est réédité en format de poche en 2009 par le même éditeur et dans la même pagination. Cette réédition remet au jour, près de trente ans après sa première publication et peu de temps avant le décès de son auteur (disparu en avril de la même année), le texte considéré comme central de celui‑ci et l’un des textes majeurs de la pensée française d’après le structuralisme.
Ce livre s’inscrit plutôt au début d’une œuvre qui s’étend sur quarante ans, compte plus de cinquante livres, incluant une dizaine de recueils de poèmes. Il s’agit d’une œuvre triple : œuvre de théorie, de poésie et de traduction, qui ne se conçoit pas selon des genres distincts mais comme le chemin, à travers des occurrences chaque fois spécifiques et qui s’interrogent mutuellement, d’une même pratique. « La théorie ne peut être issue que d’une pratique, commençait Pour la poétique. Les propositions tentées ici ne doivent pas se lire indépendamment de l’épreuve où la théorie s’est faite et continue à se faire », à savoir « [t]héorie, lecture, traductions et poèmes » qui « se veulent une seule pratique et théorie de l’écriture, non un art, mais un langage qui tende une pratique du continu vers une pensée du continu1. » C’est là l’historicité de cette œuvre : chaque nouvel opus vient entériner et dire à nouveau ce dont elle est l’épreuve et la démonstration ; chaque livre recommence à neuf ce qui n’a jamais fini de se dire. C’est pourquoi elle se réclame d’une historicité « radicale2 », qui se constitue comme principe premier et fondamental de tout discours, et pourquoi elle vise ultimement à faire se rejoindre les théories du langage et de l’histoire en « une même théorie3 ». C’est ce qui fait aussi son efficace, réalisant ce qu’elle préconise : créer un continu entre la théorie comme activité de recherche et la poésie comme maximalisation du rapport entre le langage et la vie.
Critique du rythme marque un moment de cette pensée. Publié au lendemain de la grande époque structuraliste, il fait la critique de son temps et rassemble avec force et visibilité les enjeux que son auteur s’efforce de démontrer depuis dix ans. Sa particularité est que le rythme y devient un élément central, opérateur de subjectivité et d’historicité, à même de contrer la logique du signe en plaçant, à la suite de Benveniste, le langage au cœur de la définition humaine. Bien qu’il ait été suivi de nombreux autres, l’ouvrage reste peut‑être le parangon de cette aventure intellectuelle originale.

jeudi 6 septembre 2012

Relire Critique du rythme (1982) en 2012

« Relire Critique du rythme (1982) en 2012 », Triages n° 24, Saint-Benoît-du-Sault, éditions Tarabuste, p. 123-128.
Un article de Serge Martin qu'on peut retrouver à cette adresse :
http://martin-ritman-biblio.blogspot.fr/2012/09/relire-critique-du-rythme-en-2012.html

mercredi 5 septembre 2012

Modernité modernité à la télévision


    La postmodernité - Jean-François Lyotard, Luc Ferry - Meschonnic, Maffesoli, Lipovetsky, etc.

  • Video title: La postmodernité - Jean-François Lyotard, Luc Ferry - Meschonnic, Maffesoli, Lipovetsky, etc.
    Description: La post modernité - 09/01/1989 - Michel CAZENAVE anime le débat sur la modernité et la post-modernité entre les nombreux invités : Luc FERRY, philosophe et coauteur de "HEIDEGGER et les Modernes", Jean-François LYOTARD, philosophe et auteur de "la Condition post-moderne" et de "l'Inhumain", Basarab NICOLESCU, physicien, auteur de "Nous, la particule et le monde", Henri MESCHONNIC, linguiste, auteur de "Modernité, modernité", Gilles LIPOVETSKY, sociologue, auteur de "l'Ere du vide" et de "l'Empi

    c'est à cette adresse:

vendredi 17 août 2012

Meschonnic et Saussure

Dans le livre collectif dirigé par Sandrine Bedouret-Larraburu et Gisèle Prignitz, En quoi Saussure peut-il nous aider à penser la littérature (Pau, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2012, 19 euros ) on peut lire deux contributions qui font référence à Henri Meschonnic par le titre :

Jaeryong Cho, "Fondation de la poétique du traduire : de Ferdinand de Saussure à Henri Meschonnic", p. 105-126.

Serge Martin, « Non sa place mais son mouvement. Ferdinand de Saussure – Henri Meschonnic (les années 70) : une anthropologie historique du langage continuée », p. 127-136 (on peut lire ce texte à cette adresse: http://martin-ritman-biblio.blogspot.fr/2012/08/ferdinand-de-saussure-henri-meschonnic.html)




lundi 30 juillet 2012

Henri Meschonnic ou la poétique du rythme

On peut maintenant visionner facilement le film Henri Meschonnic ou la poétique du rythme réalisé par Elodie Lélu, écrit par Maxime Gervais, Elodie Lélu et Thomas Vercruysse, avec la participation de Sophie Comarmond.
C'est à cette adresse :


http://vimeo.com/45792360

mercredi 11 juillet 2012

La manière Meschonnic par Gérard Dessons

Un témoignage de Gérard Dessons sur le site "If Verso, la plate-forme du livre traduit" à propos de Henri Meschonnic enseignant.
C'est à cette adresse:
http://ifverso.com/taxonomy/term/1167

vendredi 8 juin 2012

Toulouse le 8 juin: librairie Ombres Blanches

Le carrefour culturel Arnaud Bernard souhaite vous informer que le 
vendredi 8 juin à 18h00 aura lieu à la librairie toulousaine Ombres 
Blanches  http://www.ombres-blanches.fr/rencontres.html une 
présentation du livre posthume d'Henri Meschonnic: Langage, Histoire, 
Une même théorie. La présentation sera faite par son épouse Régine 
Blaig et Gérard Dessons professeur de langue et de littérature 
française à l'université de Paris VIII.

  Le Carrefour Culturel Arnaud-Bernard vous invite à assister à cette 
rencontre autour d'Henri Meschonnic, qui fut pendant 14 ans, notre 
invité permanent au Forom des langues (Déclaration sur les Devoirs 
envers les langues et le langage - voir blog ci-dessous).

"Toujours annoncé, jamais terminé, pendant plus de trente ans ce 
livre est passé, aux dires mêmes de son auteur, pour un livre 
« infaisable ». Pourtant, en décembre  2008, Henri Meschonnic 
mettait un point final à sa longue entreprise.
Cette étude sur le rapport de l’histoire et du langage montre 
exemplairement que tous les mots sont des phrases, tous les mots sont 
des discours. L’histoire est le devenir collectif de chaque parole.
La question que pose Henri Meschonnic à propos du travail de Sartre 
sur Flaubert : « Qu’est-ce qu’être son propre 
contemporain ? » contient l’enjeu majeur de Langage, histoire, 
une même théorie,puisqu’elle interroge chacun sur le sens de son 
propre statut d’individu dans le rapport à la société.
Car l’histoire est bien autre chose que le temps : elle est le 
social, le rapport signifiant de l’individu à la collectivité. De 
sorte que tout ce qui arrive me situe nécessairement et m’identifie."

En espérant vous retrouver ce vendredi 8 juin, nous vous adressons nos 
amicales salutations.



Carrefour Culturel Arnaud-Bernard
Maison des associations
3, rue Escoussières Arnaud-Bernard
31 000 Toulouse
Tel 05 61 12 11 16
Fax : 05 61 13 68 23
carrefourculturel@arnaud-bernard.net
Sites :
http://www.arnaud-bernard.net/
http://www.declaration-langues-langage.net/
http://www.nationalisation-langues-de-france.net/

samedi 2 juin 2012

Le traducteur comme signifiant errant

Dans le carnet de recherche de Claire Placial, quelques remarques à propos d'un passage de Jona et le signifiant errant:
http://languesdefeu.hypotheses.org/209

jeudi 24 mai 2012

Hommage à Henri Meschonnic le 21 avril 2012 à Paris

On peut entendre l'intégralité de la soirée du 21 avril 2012 au Petit Palais de Paris : "Hommage à Henri Meschonnic" à l'occasion de la parution du numéro de la revue Europe.
A cette adresse:
http://www.franceculture.fr/hommage-a-henri-meschonnic

dimanche 13 mai 2012

Le choix d'un lecteur

Sur le blog d'Antonio Silvestrone, trois poèmes pris à De Monde en monde. C'est à cette adresse: http://www.silvestrone-antonio.eu/article-de-monde-en-monde-d-henri-meschonnic-105064992.html

jeudi 3 mai 2012

Note sur L'obscur travaille par Jean-Yves Masson dans Le Magazine littéraire


L'obscur travaille, Henri Meschonnic

À l'occasion de la sortie du dernier recueil de poèmes d'Henri Meschonnic disparu en 2009, retour sur l'oeuvre du poète-traducteur.


L’oeuvre désormais close d’Henri Meschonnic, mort le 8 avril 2009, qui aurait eu 80 ans en septembre prochain, se compose de 27 livres d’essais, 7 volumes d’une traduction, hélas ! inachevée, de la Bible, et 17 recueils de poèmes. Il est l’un des théoriciens français les plus importants du XXe siècle dans deux domaines : la théorie de la traduction et la poétique, où il exerça sa redoutable intelligence avec une acuité critique qui lui valut une réputation de polémiste forcené. Réputation excessive, mais pas toujours injustifiée, dont souffrait cet homme aux manières et à la voix très douces, conférencier passionnant, dont les cours à Paris-VIII familiarisèrent des générations d’étudiants avec l’analyse de la poésie. Mais le coeur de cette activité théorique était la pratique constante d’une poésie d’une extrême cohérence, dont le titre du premier recueil, Dédicaces proverbes (éd. Gallimard, 1972), indique bien les deux directions essentielles : le poème de Meschonnic est toujours dédié à quelqu’un, en même temps qu’il efface la personne privée de son auteur au profit de la quête d’une voix universelle. La richesse de cette oeuvre, déjà explorée en 2008 dans un numéro double de la revueFaire part (n° 22-23), est exemplairement étudiée par un passionnant dossier de la revueEurope coordonné par Serge Martin - en poésie, Serge Ritman, qui vient de publierDédicaces poèmes, un ouvrage « écrit non pas sur, mais vers » Henri Meschonnic (éd. Atelier du Grand Tétras). Atteint d’un mal incurable, Meschonnic a écrit ses derniers poèmes confronté à l’énigme de la fin qui approchait, en leur demandant ferveur et lucidité : textes brefs, toujours sans titre (comme dans toute son oeuvre), qui maintiennent intact l’espoir en la Vie, valeur poétique suprême à ses yeux.
Par Jean-Yves Masson
Le Magazine littéraire n° 519, p. 46

mardi 1 mai 2012

Dédicaces poèmes vers Henri Meschonnic

Un nouveau livre de Serge Martin-Ritman "vers Henri Meschonnic". Plus d'informations à cette adresse:
http://martinritman.blogspot.fr/