Henri Meschonnic (1932-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable où poèmes, essais et traductions font le continu d'une théorie du langage et du rythme et d'une pratique d'écriture et de lecture pleines de vie l'une par l'autre. Ce blog offre simplement des documents à tous ceux qui de près ou de loin aimeraient continuer avec Henri Meschonnic.

lundi 27 juillet 2015

L. Bourassa, Henri Meschonnic. Pour une poétique du rythme

Il faut signaler cette réédition complétée du livre de Lucie Bourassa :
http://rhuthmos.eu/spip.php?article885















L. Bourassa, Henri Meschonnic. Pour une poétique du rythme, nouv. éd. revue et augmentée, Paris, Rhuthmos, coll. « Rythmologies », 2015, 160 p.

Si vous désirez ACHETER CE LIVRE, envoyez-nous votre adresse postale et un chèque de 8 euros à : Rhuthmos Éditions, 14 A rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris, France. Nous vous retournerons l’ouvrage par retour du courrier sans frais de port supplémentaires. Vous pouvez également le commander sur Amazon.fr ou sur tout autre site plus accessible pour vous. 

- Les concepts fondamentaux de la théorie de Meschonnic – sujet et historicité ; discours et poétique ; prosodie, signifiance, rythme et oralité ; traduction, rapport et décentrement (pour ne nommer que ceux-là) – se présupposent mutuellement, si bien que le lecteur doit faire un certain travail pour ne pas rester prisonnier d’une circularité apparente. Les assises de la théorie, la positivité des notions lui paraissent souvent se dérober, sous le coup de la critique qui met à distance presque toute filiation avec d’autres travaux et surtout, ébranle toute certitude. Mais cet univers a un centre, d’où émane tout le reste, et qu’il faut tenir pour y entrer. Ce centre se situe dans la tentative de donner une réponse poétique – ou qui passe par les questions de la poétique – à un problème politique et éthique. 

- Lucie Bourassa enseigne la littérature au département d’études françaises de l’université de Montréal. Elle a publié plusieurs travaux sur la poétique, le rythme, la temporalité et la poésie moderne, dont Rythme et sens. Des processus rythmiques en poésie contemporaine, Montréal, Balzac, 1994 et L’Entrelacs des temporalités. Du temps rythmique au temps narratif, Québec, Nota Bene, 2009.

lundi 27 avril 2015

la traduction : historicités continuées et éclectismes

Après un silence dû à de trop nombreuses activités, je reprends le cours des recherches et événements avec Henri Meschonnic et d'abord je tiens à signaler cette très éclairante note de lecture d'Anne Mounic à propos d'un livre dirigé par Marcella Leopizzi: http://www.temporel.fr/Henri-Meschonnic-1122
J'aime la rigueur et la franchise des remarques d'Anne Mounic qui permettent de dissocier les travaux et lectures continuées de l'oeuvre d'Henri Meschonnic dans les situations de chacun(e) approfondissant les historicités au travail, et les papiers qui relèvent d'un éclectisme opportuniste saisissant au vol (par le vol!) des idées ou des objets (car ils sont sourds aux sujets) pour répondre au injonctions du culturel de l'époque et prendre en passant quelque pouvoir... On se souvient que Langage, histoire, une même théorie commence presque par cette forte formule: "L'enjeu : l'historicisation radicale des valeurs" (p. 21). Merci à Anne Mounic.



mercredi 29 octobre 2014

Toulouse, le 2 novembre 2014 : Jeu de massacre sur les clichés et les idées reçues


Henri Meschonnic: Jeu de massacre sur les clichés et les Idées reçues, p. 20 du livret.
Film de 75 mn sur Henri Meschonnic, projeté le dimanche 2 novembre, à Toulouse  
Ce film a été tiré d'une très longue séance 
                                                                                                    

"Rien à voir avec la musique ou l’ethnomusicologie, ou plutôt tout à voir, en amont : la manière de penser le monde. Donc de penser les mondes, les musiques. En écoutant voyant Henri Meschonnic massacrer les clichés de la philosophie, de la psychologie, de la psychanalyse, de la linguistique, de l’histoire et de la sociologie, dans ce film totalement statique, vous pourrez aisément transporter cette critique sur la musique et la musicologie, où les clichés sont aussi nombreux qu’ailleurs. Vous y comprendrez
mieux aussi les choix éthiques, politiques et artistiques de notre festival, puisqu’ils sont largement inspirés par la pensée Meschonnic.
Ce qu’il y a de bête, c’est qu’il y a West Side Story en même temps dans la salle à côté, et que Meschonnic pourrait servir à mieux analyser WSS. Mais vous pourrez rencontrer les spectateurs à la sortie pour échanger".

David Brunel, 2005, France, 75 min., VO Fr 
 PETITE SALLE 17H45

PEUPLES ET MUSIQUES AU CINÉMA 2014 Dimanche

vendredi 24 octobre 2014

Henri Meschonnic, théoricien de la traduction

Collection / Série : Vertige de la langue
Date de parution: 14/10/2014

Prix de vente au public (TTC) : 35 €
308 pages ; 21 x 15 cm ; broché
ISBN 978-2-7056-8929-2
EAN 9782705689292


dimanche 5 octobre 2014

Infiniment à venir, d’Henri Meschonnic : lecture commentée par Anne Mounic

On célèbre les 100 ans du début de la "grande guerre"; dans le n° 17 de la revue Temporel, Anne Mounic relit un très beau texte d'Henri Meschonnic :

Infiniment à venir, d’Henri Meschonnic : lecture commentée

http://temporel.fr/Sur-Infiniment-a-venir-par-Henri

samedi 13 septembre 2014

Dictionnaires et traduction : un collectif en hommage à H. Meschonnic

Ce livre qui nous rappelle que les travaux de Henri Meschonnic constituent des références en lexicographie.

Michaela Heinz (éd.): Dictionnaires et Traduction

Frank & Timme Wittelsbacherstraße 27 a | 10707 Berlin | Tel. +49 (0)30-88 66 79 11 | Fax +49 (0)30-86 39 87 31

Le contenu

Henri Meschonnic – linguiste, poète, traducteur et lexicographe – a inspiré par son oeuvre le thème de Dictionnaires et Traduction. Les rapports entre ces deux notions sont multiples et multiformes. Ainsi, les contributions de ce recueil traitent, entre autres, d’un dictionnaire de citations consacrées à la traduction (J. Delisle), des dictionnaires pour traducteurs (J. Albrecht), de la traduction inter-langues des dictionnaires bilingues (H. Béjoint ; L. Catach), de la traduction intra-langue des recueils spécialisés (D. Candel ; V. Delavigne ; Fr. Möhren), de la traduction interne des dictionnaires monolingues (Br. Courbon ; Y. Cormier), de la traduction français – LSF et de leurs dictionnaires (Fr. Bonnal-Vergès ; Y. Delaporte).

L’éditrice

Michaela Heinz est titulaire d’un doctorat en linguistique appliquée de l’Université d’Erlangen-Nuremberg. Elle a travaillé au sein de différentes équipes lexicographiques en France (rédaction du Nouveau Petit Robert), en Belgique, en Suisse et au Québec. Michaela Heinz est habilitée à diriger des recherches et enseigne actuellement la métalexicographie et la traduction littéraire à l’Université d’Erlangen.
Source:
http://www.frank-timme.de/verlag/verlagsprogramm/buch/verlagsprogramm/bd-3-michaela-heinz-ed-dictionnaires-et-traductions/backPID/metalexikographie.html

dimanche 18 mai 2014

Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic". Recension par Yann Miralles sur Poézibao

Une très belle recension, sur le site Poézibao, des actes du colloque de l'IMEC autour des archives d'Henri Meschonnic à cette adresse: http://poezibao.typepad.com/poezibao/2014/05/note-de-lecture-paroles-rencontres-ouvrir-les-archives-henri-meschonnic-par-yann-miralles.html
Un grand merci à Yann Miralles et à Florence Trocmé.

MeschonnicParoles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic » : le titre des actes du colloque qui s'est tenu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2012 (et publiés à l'Atelier du Grand Tétras), s'il reprend celui d'un livre de poèmes d'Henri Meschonnic et s'il rappelle une circonstance (son point de départ, ce sont d'une certaine manière les archives déposées par le poète en 2007 à l'IMEC), n'en fait pas moins signe vers ce que serait(et ferait)tout texte, a fortiori tout poème – à savoir une parole qui « rencontre » d'autres « paroles », la pluralité interne à toute œuvre et « l'ouverture » indéfinie que celle-ci provoque. En même temps, l'insistance sur les « archives »  marque bien l'importance du temps pour tout travail de pensée et d'écriture (singulièrement concernant une œuvre, comme ici, qui doit continuer après la disparition de son auteur) et la nécessité de faire passer ces « choses très anciennes » (d'après l'étymologie du mot) dans le présent et l'avenir de nouvelles lectures-écritures. 
Ainsi donc, la répartition des contributions dans le sommaire propose de scruter à nouveaux frais les trois pôles de l'œuvre d'Henri Meschonnic : celui du linguiste et théoricien, celui du poète et celui du traducteur. Bien sûr, ces trois activités, comme d'ailleurs l'auteur lui-même n'a cessé de le dire durant toute sa vie, n'en font qu'une ; et c'est pourquoi ses poèmes et ses textes théoriques ne cessent de se croiser dans ces interventions. 
Car l'ouvrage est précieux, d'abord en ce qu'il reprend, analyse et parfois décentre ou dépasse quelques notions clefs de ce que nous pourrions nommer « la pensée Meschonnic » (rappelons qu'un numéro de la revue Faire Part était intitulé Le Poème Meschonnic) : le « rythme » et « l'historicité » (Jean-Louis Chiss, Jean-Claude Schmitt, Serge Martin, par exemple), le « sujet » (Donatienne Woerly, Joëlle Zask) ou une « anthropologie linguistique » (James Underhill). Mais ces Paroles rencontres valent plus encore par la manière qu'elles ont de « continuer avec Henri Meschonnic » (S. Martin, p. 9), non de« 'revenir' à Meschonnic, [mais] [le] penser à travers l'avenir dans lequel […] [il] a sa place » (J. Underhill, p. 131). 
Pour cela, les différents textes s'appliquent à faire entendre quelque chose de la « voix » du poète ; ils veillent à maintenir « ce vivant du discours, de tout discours qui constituerait en quelque sorte le poème du dire »(S. Martin, p. 97), et qui est, en premier lieu, celui de l'auteur Meschonnic. L'accès à ses archives est ainsi une opportunité éclairante que saisissent par exemple Anne Gourio (à propos du livre de poèmesCombien de noms) ou Serge Martin (pour Critique du rythme). Tous deux mettent bien en évidence cette volonté, chez Meschonnic, de travailler sans cesse à resserrer le dire, à intensifier, à travers reprises et ratures, la force des textes – pour donner à lire et entendre, en somme, une « prose en action »(l'expression est de Pasternak, reprise par Martin, via Meschonnic lui-même) et par là « couper court à la sacralisation de l'inscription » (A. Gourio, p. 55). L'écriture – et les différents intervenants ne cessent de dire ce que cette assertion toute simple a de bouleversant (à tous les sens qu'on voudra entendre ce mot) pour le poème, la linguistique et la philosophie –, c'est « le passage du 'fait organique', du vivant, dans le langage » (Critique du rythme, cité p. 97). 
On comprend alors qu'une telle reprise, une telle volonté de continuité avec l'œuvre meschonnicienne, se lise également dans l'écriture de nombreux contributeurs. L'emploi de la parataxe, un certain ton humoristique, voire satirique, propres à Meschonnic, ses « néologismes et jeux de langages » que Marcella Leopizzi étudie par ailleurs, se retrouvent quelquefois dans les textes de ces actes. Voilà comme une contamination d'une écriture et d'une pensée sur d'autres écritures. Mais, plus qu'un certain mimétisme, qui est le propre de tout travail de réflexion et d'admiration, mais qui risquerait de sombrer dans un « effet épigones » que Meschonnic a par ailleurs souvent dénoncé  (cf. ses textes sur Heidegger par exemple), ce que les textes de l'ouvrage laissent voir, c'est une volonté de « relancer » Meschonnic, de s'approprier quelques-uns de ses questionnements et de les laisser résonner. Ceci est particulièrement visible dans la numérotation dont se servent James Underhill (« Les Neuf exigences de l'ethnologuistique », pp. 130-131) ou Marie Vrinat-Nikolov (sur les quatre« vérités [!] qu'il ne faut pas se lasser de répéter », p. 168-170) : non seulement les auteurs ici reprennent un procédé meschonnicien (pensons par exemple à ses « six paradigmes du signe »), mais ils en font en outre une manière de nouveau départ, une façon de penser encore (et parfois autrement) à partir de l'œuvre d'Henri Meschonnic. 
Revenons, pour finir, au terme d'« archives ». Daniel Delas affirme qu'il y a, dans l'« ultime recueil » du poète, quelque chose d'« archiviel peut-être aussi. Car si Henri Meschonnic a laissé ses archives à l'IMEC, dépôt d'une activité théorique immense en permettant aux chercheurs de demain d'étudier le cheminement génétique de sa pensée, il ne faut pas pour autant négliger d'étudier ses poèmes parce qu'ils archivent le monde avec la conviction forte que la bonne activité critique tient sa force de l'ouverture au monde » (p. 47 – c'est moi qui souligne). On retrouve là le titre de l'ensemble – et sans doute l'intérêt majeur de l'ouvrage : celui qui affirmait « vivre poème » et envisager ses activités de penseur du langage, de la littérature, du monde tel qu'il va (ou ne va pas) ainsi que de traducteur, à travers (ou à partir de) sa position de poète, nous oblige à revoir nos habitudes de pensée et à dénouer les dualismes langage/vie, monde/texte, chose muséale/« vie vivante ». En somme, ses archives nous invitent à savoir reconnaître et produire de la« beauté toujours recommençante » (S. Martin, p. 104). 
C'est ce qu'Henri Meschonnic a tenté de faire avec sa poétique, et c'est ce qu'essaient de faire aussi les textes de ces actes – dont il faudrait, encore et encore, chercher à faire la poétique de leur poétique !
 
[Yann Miralles]  
Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic », 
actes du colloque qui s'est tenu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2012, sous la direction de Serge Martin, L'Atelier du grand tétras, coll. "Résonance générale. Les essais", 2014. 

A noter une recension dans Temporel: http://temporel.fr/Sur-Henri-Meschonnic

Traduzir - Escrever Ou Desescrever - Henri Meschonnic (2007)

Une traduction en portugais brésilien de "Traduire : écrire ou désécrire". Cet article publié dans Atelier de traduction: pour une poétique du texte traduit (n° hors série, Suceava, Université "Stefan del Mare", 2007, p. 16-19) est ici traduit par Claudia Borges de Faveri et Marie-Hélène Catherine Torres, en regard du texte français dans la revue Scientia traductionis n° 7 (Universidad fédéral de Santa Catarina, 2010, p. 2-21). La traduction est suivie d'une notice biobibliographique en espagnol (p. 22).
On peut lire, télécharger et imprimer l'article et sa traduction à cette adresse:
http://fr.scribd.com/doc/224704717/Traduzir-Escrever-Ou-Desescrever-Henri-Meschonnic-2007