Dorénavant ce blog se poursuit dans un carnet de recherche animé par un collectif à cette adresse :
https://mescho.hypotheses.org
Merci !
Serge Martin
Henri Meschonnic (1932-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable où poèmes, essais et traductions font le continu d'une théorie du langage et du rythme et d'une pratique d'écriture et de lecture pleines de vie l'une par l'autre. Ce blog offre simplement des documents à tous ceux qui de près ou de loin aimeraient continuer avec Henri Meschonnic.
dimanche 28 août 2016
lundi 27 juillet 2015
L. Bourassa, Henri Meschonnic. Pour une poétique du rythme
Il faut signaler cette réédition complétée du livre de Lucie Bourassa :
http://rhuthmos.eu/spip.php?article885
Si vous désirez ACHETER CE LIVRE, envoyez-nous votre adresse postale et un chèque de 8 euros à : Rhuthmos Éditions, 14 A rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris, France. Nous vous retournerons l’ouvrage par retour du courrier sans frais de port supplémentaires. Vous pouvez également le commander sur Amazon.fr ou sur tout autre site plus accessible pour vous.
Les concepts fondamentaux de la théorie de Meschonnic – sujet et historicité ; discours et poétique ; prosodie, signifiance, rythme et oralité ; traduction, rapport et décentrement (pour ne nommer que ceux-là) – se présupposent mutuellement, si bien que le lecteur doit faire un certain travail pour ne pas rester prisonnier d’une circularité apparente. Les assises de la théorie, la positivité des notions lui paraissent souvent se dérober, sous le coup de la critique qui met à distance presque toute filiation avec d’autres travaux et surtout, ébranle toute certitude. Mais cet univers a un centre, d’où émane tout le reste, et qu’il faut tenir pour y entrer. Ce centre se situe dans la tentative de donner une réponse poétique – ou qui passe par les questions de la poétique – à un problème politique et éthique.
Lucie Bourassa enseigne la littérature au département d’études françaises de l’université de Montréal. Elle a publié plusieurs travaux sur la poétique, le rythme, la temporalité et la poésie moderne, dont Rythme et sens. Des processus rythmiques en poésie contemporaine, Montréal, Balzac, 1994 et L’Entrelacs des temporalités. Du temps rythmique au temps narratif, Québec, Nota Bene, 2009.
http://rhuthmos.eu/spip.php?article885

L. Bourassa, Henri Meschonnic. Pour une poétique du rythme, nouv. éd. revue et augmentée, Paris, Rhuthmos, coll. « Rythmologies », 2015, 160 p.
Si vous désirez ACHETER CE LIVRE, envoyez-nous votre adresse postale et un chèque de 8 euros à : Rhuthmos Éditions, 14 A rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris, France. Nous vous retournerons l’ouvrage par retour du courrier sans frais de port supplémentaires. Vous pouvez également le commander sur Amazon.fr ou sur tout autre site plus accessible pour vous.
Libellés :
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Bourassa Lucie,
Ouvrages sur HM
lundi 27 avril 2015
la traduction : historicités continuées et éclectismes
Après un silence dû à de trop nombreuses activités, je reprends le cours des recherches et événements avec Henri Meschonnic et d'abord je tiens à signaler cette très éclairante note de lecture d'Anne Mounic à propos d'un livre dirigé par Marcella Leopizzi: http://www.temporel.fr/Henri-Meschonnic-1122
J'aime la rigueur et la franchise des remarques d'Anne Mounic qui permettent de dissocier les travaux et lectures continuées de l'oeuvre d'Henri Meschonnic dans les situations de chacun(e) approfondissant les historicités au travail, et les papiers qui relèvent d'un éclectisme opportuniste saisissant au vol (par le vol!) des idées ou des objets (car ils sont sourds aux sujets) pour répondre aux injonctions du culturel de l'époque et prendre en passant quelque pouvoir... On se souvient que Langage, histoire, une même théorie commence presque par cette forte formule: "L'enjeu : l'historicisation radicale des valeurs" (p. 21). Merci à Anne Mounic.
J'aime la rigueur et la franchise des remarques d'Anne Mounic qui permettent de dissocier les travaux et lectures continuées de l'oeuvre d'Henri Meschonnic dans les situations de chacun(e) approfondissant les historicités au travail, et les papiers qui relèvent d'un éclectisme opportuniste saisissant au vol (par le vol!) des idées ou des objets (car ils sont sourds aux sujets) pour répondre aux injonctions du culturel de l'époque et prendre en passant quelque pouvoir... On se souvient que Langage, histoire, une même théorie commence presque par cette forte formule: "L'enjeu : l'historicisation radicale des valeurs" (p. 21). Merci à Anne Mounic.
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recensions d'ouvrages,
revue Temporel
mercredi 29 octobre 2014
Toulouse, le 2 novembre 2014 : Jeu de massacre sur les clichés et les idées reçues
Henri Meschonnic: Jeu de massacre sur les clichés et les Idées reçues, p. 20 du livret.
Film de 75 mn sur Henri Meschonnic, projeté le dimanche 2 novembre, à Toulouse
Ce film a été tiré d'une très longue séance
"Rien à voir avec la musique ou l’ethnomusicologie, ou plutôt tout à voir, en amont : la manière de penser le monde. Donc de penser les mondes, les musiques. En écoutant voyant Henri Meschonnic massacrer les clichés de la philosophie, de la psychologie, de la psychanalyse, de la linguistique, de l’histoire et de la sociologie, dans ce film totalement statique, vous pourrez aisément transporter cette critique sur la musique et la musicologie, où les clichés sont aussi nombreux qu’ailleurs. Vous y comprendrezmieux aussi les choix éthiques, politiques et artistiques de notre festival, puisqu’ils sont largement inspirés par la pensée Meschonnic.Ce qu’il y a de bête, c’est qu’il y a West Side Story en même temps dans la salle à côté, et que Meschonnic pourrait servir à mieux analyser WSS. Mais vous pourrez rencontrer les spectateurs à la sortie pour échanger".David Brunel, 2005, France, 75 min., VO FrPETITE SALLE 17H45PEUPLES ET MUSIQUES AU CINÉMA 2014 Dimanche
Libellés :
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Brunel David,
film sur Henri Meschonnic,
Toulouse
vendredi 24 octobre 2014
Henri Meschonnic, théoricien de la traduction
Collection / Série : Vertige de la langue
Date de parution: 14/10/2014
Prix de vente au public (TTC) : 35 €
308 pages ; 21 x 15 cm ; broché
ISBN 978-2-7056-8929-2
EAN 9782705689292
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collectif consacré à HM,
éd. Hermann,
traduction
dimanche 5 octobre 2014
Infiniment à venir, d’Henri Meschonnic : lecture commentée par Anne Mounic
On célèbre les 100 ans du début de la "grande guerre"; dans le n° 17 de la revue Temporel, Anne Mounic relit un très beau texte d'Henri Meschonnic :
Infiniment à venir, d’Henri Meschonnic : lecture commentée
http://temporel.fr/Sur-Infiniment-a-venir-par-Henrisamedi 13 septembre 2014
Dictionnaires et traduction : un collectif en hommage à H. Meschonnic
Ce livre qui nous rappelle que les travaux de Henri Meschonnic constituent des références en lexicographie.
Michaela Heinz (éd.): Dictionnaires et Traduction
Frank & Timme Wittelsbacherstraße 27 a | 10707 Berlin | Tel. +49 (0)30-88 66 79 11 | Fax +49 (0)30-86 39 87 31
Le contenu
Henri Meschonnic – linguiste, poète, traducteur et lexicographe – a inspiré par son oeuvre le thème de Dictionnaires et Traduction. Les rapports entre ces deux notions sont multiples et multiformes. Ainsi, les contributions de ce recueil traitent, entre autres, d’un dictionnaire de citations consacrées à la traduction (J. Delisle), des dictionnaires pour traducteurs (J. Albrecht), de la traduction inter-langues des dictionnaires bilingues (H. Béjoint ; L. Catach), de la traduction intra-langue des recueils spécialisés (D. Candel ; V. Delavigne ; Fr. Möhren), de la traduction interne des dictionnaires monolingues (Br. Courbon ; Y. Cormier), de la traduction français – LSF et de leurs dictionnaires (Fr. Bonnal-Vergès ; Y. Delaporte).
L’éditrice
Michaela Heinz est titulaire d’un doctorat en linguistique appliquée de l’Université d’Erlangen-Nuremberg. Elle a travaillé au sein de différentes équipes lexicographiques en France (rédaction du Nouveau Petit Robert), en Belgique, en Suisse et au Québec. Michaela Heinz est habilitée à diriger des recherches et enseigne actuellement la métalexicographie et la traduction littéraire à l’Université d’Erlangen.
Source:
http://www.frank-timme.de/verlag/verlagsprogramm/buch/verlagsprogramm/bd-3-michaela-heinz-ed-dictionnaires-et-traductions/backPID/metalexikographie.html
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dimanche 18 mai 2014
Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic". Recension par Yann Miralles sur Poézibao
Une très belle recension, sur le site Poézibao, des actes du colloque de l'IMEC autour des archives d'Henri Meschonnic à cette adresse: http://poezibao.typepad.com/poezibao/2014/05/note-de-lecture-paroles-rencontres-ouvrir-les-archives-henri-meschonnic-par-yann-miralles.html
Un grand merci à Yann Miralles et à Florence Trocmé.
Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic » : le titre des actes du colloque qui s'est tenu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2012 (et publiés à l'Atelier du Grand Tétras), s'il reprend celui d'un livre de poèmes d'Henri Meschonnic et s'il rappelle une circonstance (son point de départ, ce sont d'une certaine manière les archives déposées par le poète en 2007 à l'IMEC), n'en fait pas moins signe vers ce que serait(et ferait)tout texte, a fortiori tout poème – à savoir une parole qui « rencontre » d'autres « paroles », la pluralité interne à toute œuvre et « l'ouverture » indéfinie que celle-ci provoque. En même temps, l'insistance sur les « archives » marque bien l'importance du temps pour tout travail de pensée et d'écriture (singulièrement concernant une œuvre, comme ici, qui doit continuer après la disparition de son auteur) et la nécessité de faire passer ces « choses très anciennes » (d'après l'étymologie du mot) dans le présent et l'avenir de nouvelles lectures-écritures.
Ainsi donc, la répartition des contributions dans le sommaire propose de scruter à nouveaux frais les trois pôles de l'œuvre d'Henri Meschonnic : celui du linguiste et théoricien, celui du poète et celui du traducteur. Bien sûr, ces trois activités, comme d'ailleurs l'auteur lui-même n'a cessé de le dire durant toute sa vie, n'en font qu'une ; et c'est pourquoi ses poèmes et ses textes théoriques ne cessent de se croiser dans ces interventions.
Car l'ouvrage est précieux, d'abord en ce qu'il reprend, analyse et parfois décentre ou dépasse quelques notions clefs de ce que nous pourrions nommer « la pensée Meschonnic » (rappelons qu'un numéro de la revue Faire Part était intitulé Le Poème Meschonnic) : le « rythme » et « l'historicité » (Jean-Louis Chiss, Jean-Claude Schmitt, Serge Martin, par exemple), le « sujet » (Donatienne Woerly, Joëlle Zask) ou une « anthropologie linguistique » (James Underhill). Mais ces Paroles rencontres valent plus encore par la manière qu'elles ont de « continuer avec Henri Meschonnic » (S. Martin, p. 9), non de« 'revenir' à Meschonnic, [mais] [le] penser à travers l'avenir dans lequel […] [il] a sa place » (J. Underhill, p. 131).
Pour cela, les différents textes s'appliquent à faire entendre quelque chose de la « voix » du poète ; ils veillent à maintenir « ce vivant du discours, de tout discours qui constituerait en quelque sorte le poème du dire »(S. Martin, p. 97), et qui est, en premier lieu, celui de l'auteur Meschonnic. L'accès à ses archives est ainsi une opportunité éclairante que saisissent par exemple Anne Gourio (à propos du livre de poèmesCombien de noms) ou Serge Martin (pour Critique du rythme). Tous deux mettent bien en évidence cette volonté, chez Meschonnic, de travailler sans cesse à resserrer le dire, à intensifier, à travers reprises et ratures, la force des textes – pour donner à lire et entendre, en somme, une « prose en action »(l'expression est de Pasternak, reprise par Martin, via Meschonnic lui-même) et par là « couper court à la sacralisation de l'inscription » (A. Gourio, p. 55). L'écriture – et les différents intervenants ne cessent de dire ce que cette assertion toute simple a de bouleversant (à tous les sens qu'on voudra entendre ce mot) pour le poème, la linguistique et la philosophie –, c'est « le passage du 'fait organique', du vivant, dans le langage » (Critique du rythme, cité p. 97).
On comprend alors qu'une telle reprise, une telle volonté de continuité avec l'œuvre meschonnicienne, se lise également dans l'écriture de nombreux contributeurs. L'emploi de la parataxe, un certain ton humoristique, voire satirique, propres à Meschonnic, ses « néologismes et jeux de langages » que Marcella Leopizzi étudie par ailleurs, se retrouvent quelquefois dans les textes de ces actes. Voilà comme une contamination d'une écriture et d'une pensée sur d'autres écritures. Mais, plus qu'un certain mimétisme, qui est le propre de tout travail de réflexion et d'admiration, mais qui risquerait de sombrer dans un « effet épigones » que Meschonnic a par ailleurs souvent dénoncé (cf. ses textes sur Heidegger par exemple), ce que les textes de l'ouvrage laissent voir, c'est une volonté de « relancer » Meschonnic, de s'approprier quelques-uns de ses questionnements et de les laisser résonner. Ceci est particulièrement visible dans la numérotation dont se servent James Underhill (« Les Neuf exigences de l'ethnologuistique », pp. 130-131) ou Marie Vrinat-Nikolov (sur les quatre« vérités [!] qu'il ne faut pas se lasser de répéter », p. 168-170) : non seulement les auteurs ici reprennent un procédé meschonnicien (pensons par exemple à ses « six paradigmes du signe »), mais ils en font en outre une manière de nouveau départ, une façon de penser encore (et parfois autrement) à partir de l'œuvre d'Henri Meschonnic.
Revenons, pour finir, au terme d'« archives ». Daniel Delas affirme qu'il y a, dans l'« ultime recueil » du poète, quelque chose d'« archiviel peut-être aussi. Car si Henri Meschonnic a laissé ses archives à l'IMEC, dépôt d'une activité théorique immense en permettant aux chercheurs de demain d'étudier le cheminement génétique de sa pensée, il ne faut pas pour autant négliger d'étudier ses poèmes parce qu'ils archivent le monde avec la conviction forte que la bonne activité critique tient sa force de l'ouverture au monde » (p. 47 – c'est moi qui souligne). On retrouve là le titre de l'ensemble – et sans doute l'intérêt majeur de l'ouvrage : celui qui affirmait « vivre poème » et envisager ses activités de penseur du langage, de la littérature, du monde tel qu'il va (ou ne va pas) ainsi que de traducteur, à travers (ou à partir de) sa position de poète, nous oblige à revoir nos habitudes de pensée et à dénouer les dualismes langage/vie, monde/texte, chose muséale/« vie vivante ». En somme, ses archives nous invitent à savoir reconnaître et produire de la« beauté toujours recommençante » (S. Martin, p. 104).
C'est ce qu'Henri Meschonnic a tenté de faire avec sa poétique, et c'est ce qu'essaient de faire aussi les textes de ces actes – dont il faudrait, encore et encore, chercher à faire la poétique de leur poétique !
[Yann Miralles]
Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic », actes du colloque qui s'est tenu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2012, sous la direction de Serge Martin, L'Atelier du grand tétras, coll. "Résonance générale. Les essais", 2014.
A noter une recension dans Temporel: http://temporel.fr/Sur-Henri-Meschonnic
Un grand merci à Yann Miralles et à Florence Trocmé.
Ainsi donc, la répartition des contributions dans le sommaire propose de scruter à nouveaux frais les trois pôles de l'œuvre d'Henri Meschonnic : celui du linguiste et théoricien, celui du poète et celui du traducteur. Bien sûr, ces trois activités, comme d'ailleurs l'auteur lui-même n'a cessé de le dire durant toute sa vie, n'en font qu'une ; et c'est pourquoi ses poèmes et ses textes théoriques ne cessent de se croiser dans ces interventions.
Car l'ouvrage est précieux, d'abord en ce qu'il reprend, analyse et parfois décentre ou dépasse quelques notions clefs de ce que nous pourrions nommer « la pensée Meschonnic » (rappelons qu'un numéro de la revue Faire Part était intitulé Le Poème Meschonnic) : le « rythme » et « l'historicité » (Jean-Louis Chiss, Jean-Claude Schmitt, Serge Martin, par exemple), le « sujet » (Donatienne Woerly, Joëlle Zask) ou une « anthropologie linguistique » (James Underhill). Mais ces Paroles rencontres valent plus encore par la manière qu'elles ont de « continuer avec Henri Meschonnic » (S. Martin, p. 9), non de« 'revenir' à Meschonnic, [mais] [le] penser à travers l'avenir dans lequel […] [il] a sa place » (J. Underhill, p. 131).
Pour cela, les différents textes s'appliquent à faire entendre quelque chose de la « voix » du poète ; ils veillent à maintenir « ce vivant du discours, de tout discours qui constituerait en quelque sorte le poème du dire »(S. Martin, p. 97), et qui est, en premier lieu, celui de l'auteur Meschonnic. L'accès à ses archives est ainsi une opportunité éclairante que saisissent par exemple Anne Gourio (à propos du livre de poèmesCombien de noms) ou Serge Martin (pour Critique du rythme). Tous deux mettent bien en évidence cette volonté, chez Meschonnic, de travailler sans cesse à resserrer le dire, à intensifier, à travers reprises et ratures, la force des textes – pour donner à lire et entendre, en somme, une « prose en action »(l'expression est de Pasternak, reprise par Martin, via Meschonnic lui-même) et par là « couper court à la sacralisation de l'inscription » (A. Gourio, p. 55). L'écriture – et les différents intervenants ne cessent de dire ce que cette assertion toute simple a de bouleversant (à tous les sens qu'on voudra entendre ce mot) pour le poème, la linguistique et la philosophie –, c'est « le passage du 'fait organique', du vivant, dans le langage » (Critique du rythme, cité p. 97).
On comprend alors qu'une telle reprise, une telle volonté de continuité avec l'œuvre meschonnicienne, se lise également dans l'écriture de nombreux contributeurs. L'emploi de la parataxe, un certain ton humoristique, voire satirique, propres à Meschonnic, ses « néologismes et jeux de langages » que Marcella Leopizzi étudie par ailleurs, se retrouvent quelquefois dans les textes de ces actes. Voilà comme une contamination d'une écriture et d'une pensée sur d'autres écritures. Mais, plus qu'un certain mimétisme, qui est le propre de tout travail de réflexion et d'admiration, mais qui risquerait de sombrer dans un « effet épigones » que Meschonnic a par ailleurs souvent dénoncé (cf. ses textes sur Heidegger par exemple), ce que les textes de l'ouvrage laissent voir, c'est une volonté de « relancer » Meschonnic, de s'approprier quelques-uns de ses questionnements et de les laisser résonner. Ceci est particulièrement visible dans la numérotation dont se servent James Underhill (« Les Neuf exigences de l'ethnologuistique », pp. 130-131) ou Marie Vrinat-Nikolov (sur les quatre« vérités [!] qu'il ne faut pas se lasser de répéter », p. 168-170) : non seulement les auteurs ici reprennent un procédé meschonnicien (pensons par exemple à ses « six paradigmes du signe »), mais ils en font en outre une manière de nouveau départ, une façon de penser encore (et parfois autrement) à partir de l'œuvre d'Henri Meschonnic.
Revenons, pour finir, au terme d'« archives ». Daniel Delas affirme qu'il y a, dans l'« ultime recueil » du poète, quelque chose d'« archiviel peut-être aussi. Car si Henri Meschonnic a laissé ses archives à l'IMEC, dépôt d'une activité théorique immense en permettant aux chercheurs de demain d'étudier le cheminement génétique de sa pensée, il ne faut pas pour autant négliger d'étudier ses poèmes parce qu'ils archivent le monde avec la conviction forte que la bonne activité critique tient sa force de l'ouverture au monde » (p. 47 – c'est moi qui souligne). On retrouve là le titre de l'ensemble – et sans doute l'intérêt majeur de l'ouvrage : celui qui affirmait « vivre poème » et envisager ses activités de penseur du langage, de la littérature, du monde tel qu'il va (ou ne va pas) ainsi que de traducteur, à travers (ou à partir de) sa position de poète, nous oblige à revoir nos habitudes de pensée et à dénouer les dualismes langage/vie, monde/texte, chose muséale/« vie vivante ». En somme, ses archives nous invitent à savoir reconnaître et produire de la« beauté toujours recommençante » (S. Martin, p. 104).
C'est ce qu'Henri Meschonnic a tenté de faire avec sa poétique, et c'est ce qu'essaient de faire aussi les textes de ces actes – dont il faudrait, encore et encore, chercher à faire la poétique de leur poétique !
[Yann Miralles]
Paroles rencontres : Ouvrir les archives « Henri Meschonnic », actes du colloque qui s'est tenu à l'abbaye d'Ardenne en mars 2012, sous la direction de Serge Martin, L'Atelier du grand tétras, coll. "Résonance générale. Les essais", 2014.
Traduzir - Escrever Ou Desescrever - Henri Meschonnic (2007)
Une traduction en portugais brésilien de "Traduire : écrire ou désécrire". Cet article publié dans Atelier de traduction: pour une poétique du texte traduit (n° hors série, Suceava, Université "Stefan del Mare", 2007, p. 16-19) est ici traduit par Claudia Borges de Faveri et Marie-Hélène Catherine Torres, en regard du texte français dans la revue Scientia traductionis n° 7 (Universidad fédéral de Santa Catarina, 2010, p. 2-21). La traduction est suivie d'une notice biobibliographique en espagnol (p. 22).
On peut lire, télécharger et imprimer l'article et sa traduction à cette adresse:
http://fr.scribd.com/doc/224704717/Traduzir-Escrever-Ou-Desescrever-Henri-Meschonnic-2007
On peut lire, télécharger et imprimer l'article et sa traduction à cette adresse:
http://fr.scribd.com/doc/224704717/Traduzir-Escrever-Ou-Desescrever-Henri-Meschonnic-2007
Libellés :
2010,
Borges de Faveri,
traductions en portugais brésilien
mercredi 19 mars 2014
L’œil qui entend, l’oreille qui voit : L'univers d'Henri Meschonnic
On peut voir/écouter la rencontre du 6 octobre 2013 autour d'Henri Meschonnic, au Cercle Bernard Lazare à Paris, à l'adresse ci-dessous.
L’œil qui entend, l’oreille qui voit
L'univers d'Henri Meschonnic (132 min)
C. Birman - philosophe - R. Blaig - auteur - G. Dessons - prof. de littérature - A. Lacroix - journaliste
mercredi 8 janvier 2014
Paroles rencontres Ouvrir les archives « Henri Meschonnic »
Vient de paraître :
Serge Martin (dir.), Paroles rencontres Ouvrir les archives « Henri Meschonnic », coll. « Résonance générale >> essais pour la poétique », Mont-de-Laval, L’Atelier du grand tétras, 2013, 192 p.
Ci-dessous la couverture, la quatrième et le sommaire.
On peut commander chez l'éditeur :
L'Atelier du Grand TétrasAu-Dessus du Village25210 Mont-de-Laval
tél - fax : 03 81 68 91 91
et en librairie, en indiquant les numéros suivants :
ISBN : 978-2-911648-66-3
ISSN : 2105-0163
Libellés :
2013,
actes de colloque,
archives,
IMEC,
Serge Martin,
travaux universitaires sur HM en 2013
samedi 21 septembre 2013
Rencontre au Cercle Bernard Lazare
Le
Cercle
Bernard Lazare présente
HENRI
MESCHONNIC
"poésie,
traduction, langage, en va-et-vient"
avec
la participation de :
Régine
BLAIG, son épouse et collaboratrice,
Gérard
DESSONS,
Professeur
à l'Université Paris 8 et essayiste
Claude
BIRMAN,
Professeur
de philosophie et spécialiste du judaïsme
Modérateur
: Alexis Lacroix, journaliste et critique littéraire
Dimanche
6 octobre 2013, de 15h à 17h
■
Accueil
à partir de 14h, exposition-vente des livres d’Henri Meschonnic ■
Pot
de l’amitié à la fin de la rencontre.
Cercle
Bernard Lazare 10 rue Saint-Claude 75003 Paris
vendredi 1 février 2013
Un texte de Philippe Païni
Sur le blog de la revue Résonance générale, on trouve un très beau texte de Philippe Pa¨ni dont la présentation est la suivante :
la suite à cette adresse :
http://revue-resonancegenerale.blogspot.fr/2013/01/avec-henri-meschonnic-au-forom-des.html
Avec Henri Meschonnic au Forom des langues du monde 2012
Voici, telle quelle, la transcription d’une intervention au Forom des langues du monde, à Toulouse, le 27 mai 2012, sur la Place du Capitol, à l’occasion de la sortie du numéro 995 de la revue Europe consacré à Henri Meschonnic.
la suite à cette adresse :
http://revue-resonancegenerale.blogspot.fr/2013/01/avec-henri-meschonnic-au-forom-des.html
Rappelons que cette revue dont le n° 6 paraîtra sous peu a publié Henri Meschonnic dans son premier numéro:

On peut toujours commander ou s'abonner (20 euros) à cette adresse:
Libellés :
2012,
Forom des langues,
Païni Philippe,
revue Europe,
revue Résonance générale
jeudi 27 décembre 2012
Un dossier "Henri Meschonnic" dans une revue critique italienne de langue française
Un important dossier réuni par Marcella Leopizzi de l'Université de Bari dans la revue Studi di letteratura Francese.
Le sommaire :
Un beau dossier iconographique proposé par Régine Blaig qui se donne pour "objectif" concernant le travail, vie et oeuvre, d'Henri Meschonnic de "le garder présent au présent". Elle y donne d'abord quelques précisions concernant la réalisation de Langage histoire une même théorie paru chez Verdier dans sa préparation après qu'Henri Meschonnic lui a dit "un jour de décembre 2008" : "Tiens c'est pour toi". Elle y donne ensuite, avec des photographies très touchantes, la description de "la construction du livre" par Meschonnic où on le voit étaler ses notes et monter son livre...
Libellés :
2012,
Marcella Leopizzi,
numéros de revue en hommage à HM,
Régine Blaig
samedi 17 novembre 2012
Les ouvrages d'Henri Meshonnic aux éditions Gallimard
Les éditions Gallimard viennent de modifier leur site. Des améliorations appréciables qui permettent de trouver facilement tous les ouvrages d'Henri Meschonnic aux éditions Gallimard présentés sur cette page :
http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Henri-Meschonnic
On obtient quelques titres supplémentaires à cette adresse (avec des classements par collection, par contributions, genres...) :
http://www.gallimard.fr/searchinternet/advanced?all_title=Henri+Meschonnic&SearchAction=1&SearchAction=ok
http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Henri-Meschonnic
On obtient quelques titres supplémentaires à cette adresse (avec des classements par collection, par contributions, genres...) :
http://www.gallimard.fr/searchinternet/advanced?all_title=Henri+Meschonnic&SearchAction=1&SearchAction=ok
mercredi 7 novembre 2012
Arrêts sur images (Gérard Noiret à propos de "Langage histoire une même théorie")
Dans le dernier numéro (n° 8, novembre 2012) de la revue en ligne Secousse, un article de Gérard Noiret lisant sous forme d'entrées impliquantes le dernier essai d'Henri Meschonnic, Langage, histoire, une même théorie (Verdier, 2012). On peut lire à cette adresse:
http://www.revue-secousse.fr/Secousse-08/Essais/Sks08-Noiret-Meschonnic.pdf
http://www.revue-secousse.fr/Secousse-08/Essais/Sks08-Noiret-Meschonnic.pdf
Libellés :
2012,
Langage histoire une même théorie,
Noiret Gérard,
revue Secousse
lundi 29 octobre 2012
Un article de la revue Palimpsestes sur le traduire-écrire-Meschonnic
La revue Palimpsestes publie un numéro sur "traduire la cohérence" avec un article de Jean-Pierre Richard : "L'épreuve du rythme : le "poème" d'Henri Meschonnic fait-il ce qu'il dit?"
Il faudrait discuter dans le détail cet article à la fois pour y apercevoir une attention au "poème de la pensée" de Meschonnic (l'article s'intéresse au "dernier ouvrage publié de son vivant" par HM: Ethique et politique du traduire) mais également pour y sentir je ne sais quelle fourberie quand in fine le critique traducteur de l'anglais conclut sur "une difficulté pour le lecteur" qui relève, si j'ai bien compris, d'une dichotomie entre le fond et la forme que réitère Richard tout en naturalisant le "continu généralisé" qui est un combat et non une technique ou technicité - ce qui semble être le cas pour Richard qui passe allègrement de combat à guerre puis à polémique en faisant l'impasse sur la notion de critique ! Il me semble que la notion de cohérence est ici alléguée pour réduire la force et la portée de la notion de continu. Il faudrait alors lire tout le numéro... Ce n'est pas la cohérence qu'il faut traduire mais le continu... Une petite différence qui permet le saut d'une rhétorique à une poétique...
Je cite seulement la conclusion de JP Richard et on ira ensuite à l'article dans son entier en revenant au livre d'H.M. :
Mais s’il est certain que « le signe casse au poème » (35), que le dualisme ne tient pas devant le continu du sens, l’inverse est exclu, puisque le langage a le continu pour principe même de fonctionnement. À ce niveau on ne saurait parler de cohérence ou d’incohérence : la notion n’est pas pertinente, même si le poème cultive le discontinu. Si incohérence il y a, elle ne peut être que secondaire et locale, comme chez Meschonnic, quand le poème nie explicitement toute action polémique en même temps qu’il mobilise une autre partie de ses forces verbales pour se faire batailleur. Mais quand il affirme le primat du rythme comme avènement du sens, et enclenche aussi la dynamique inverse, celle du discontinu, il n’y aucun danger d’incohérence : jamais le poème ne cassera au signe. Le signe est mort ; le poème joue à la guerre. Telle est sa « stratégie du sens » (C : 20). C’est ce jeu qui gêne la lecture, quand le texte tire à hue et à dia. Les rythmes épisodiques de la guerre des savoirs viennent parasiter le poème meschonnicien du continu, mais il n’y a là ni contradiction, ni incohérence, juste une difficulté pour le lecteur à accepter le point de vue du « continu rythmique » (164) généralisé. C’est elle qui rend peut-être moins convaincantes, alors qu’elles sont irréfutables, les preuves du rythme.
http://palimpsestes.revues.org/441
Je cite seulement la conclusion de JP Richard et on ira ensuite à l'article dans son entier en revenant au livre d'H.M. :
Mais s’il est certain que « le signe casse au poème » (35), que le dualisme ne tient pas devant le continu du sens, l’inverse est exclu, puisque le langage a le continu pour principe même de fonctionnement. À ce niveau on ne saurait parler de cohérence ou d’incohérence : la notion n’est pas pertinente, même si le poème cultive le discontinu. Si incohérence il y a, elle ne peut être que secondaire et locale, comme chez Meschonnic, quand le poème nie explicitement toute action polémique en même temps qu’il mobilise une autre partie de ses forces verbales pour se faire batailleur. Mais quand il affirme le primat du rythme comme avènement du sens, et enclenche aussi la dynamique inverse, celle du discontinu, il n’y aucun danger d’incohérence : jamais le poème ne cassera au signe. Le signe est mort ; le poème joue à la guerre. Telle est sa « stratégie du sens » (C : 20). C’est ce jeu qui gêne la lecture, quand le texte tire à hue et à dia. Les rythmes épisodiques de la guerre des savoirs viennent parasiter le poème meschonnicien du continu, mais il n’y a là ni contradiction, ni incohérence, juste une difficulté pour le lecteur à accepter le point de vue du « continu rythmique » (164) généralisé. C’est elle qui rend peut-être moins convaincantes, alors qu’elles sont irréfutables, les preuves du rythme.
http://palimpsestes.revues.org/441
jeudi 27 septembre 2012
Claude Régy, ou la religion de l'écriture
Claude Régy, ou la religion de l'écriture
On peut pas dire que le titre de l'article d'Odile Quirot dans Le Nouvel Obs soit excellent (il faudrait parler de passion et non de religion, peut-être même plutôt de force) mais on aime bien les propos de Claude Régy qui ne manque pas d'évoquer Henri Meschonnic et le travail avec ses textes.
On peut pas dire que le titre de l'article d'Odile Quirot dans Le Nouvel Obs soit excellent (il faudrait parler de passion et non de religion, peut-être même plutôt de force) mais on aime bien les propos de Claude Régy qui ne manque pas d'évoquer Henri Meschonnic et le travail avec ses textes.
lundi 24 septembre 2012
Hommage le 29 septembre 2012
Les Parvis poétiques ont 30 ans
samedi 22 septembre 2012 (Date de rédaction antérieure : 24 septembre 2012).
L’événement poétique de la rentrée : les Parvis poétiques fêtent 30 années d’interventions.
Samedi 29 septembre 16h-19h
Hommage à Henri Meschonnic, soutien des Parvis depuis le début, et préfacier de l’anthologie des poètes des Parvis.
mercredi 12 septembre 2012
Le rythme critique d’Henri Meschonnic
Maïté Snauwaert, "Le rythme critique d’Henri Meschonnic", Acta Fabula, Dossier critique : "En rythme", URL : http://www.fabula.org/revue/document7129.php
A l'occasion de la reprise en poche de:
un important texte dont je donne ici le début (pour la lire la suite, il faut cliquer sur le lien ci-dessus):
A l'occasion de la reprise en poche de:

un important texte dont je donne ici le début (pour la lire la suite, il faut cliquer sur le lien ci-dessus):
Henri Meschonnic a cinquante ans lorsqu’il fait paraître Critique du rythme. Anthropologie historique du langage en 1982. Il a déjà publié chez Gallimard les cinq tomes de Pour la poétique (1970‑1978), Le Signe et le Poème (1975), deux traductions de la Bible : Les Cinq Rouleaux (1970) et Jona et le signifiant errant (1981), et trois recueils de poèmes : Dédicaces proverbes (1972), Dans nos recommencements (1976), Légendaire chaque jour (1979). Critique du rythme paraît en 1982 chez Verdier dans un grand format de 713 pages ; il est réédité en format de poche en 2009 par le même éditeur et dans la même pagination. Cette réédition remet au jour, près de trente ans après sa première publication et peu de temps avant le décès de son auteur (disparu en avril de la même année), le texte considéré comme central de celui‑ci et l’un des textes majeurs de la pensée française d’après le structuralisme.
Ce livre s’inscrit plutôt au début d’une œuvre qui s’étend sur quarante ans, compte plus de cinquante livres, incluant une dizaine de recueils de poèmes. Il s’agit d’une œuvre triple : œuvre de théorie, de poésie et de traduction, qui ne se conçoit pas selon des genres distincts mais comme le chemin, à travers des occurrences chaque fois spécifiques et qui s’interrogent mutuellement, d’une même pratique. « La théorie ne peut être issue que d’une pratique, commençait Pour la poétique. Les propositions tentées ici ne doivent pas se lire indépendamment de l’épreuve où la théorie s’est faite et continue à se faire », à savoir « [t]héorie, lecture, traductions et poèmes » qui « se veulent une seule pratique et théorie de l’écriture, non un art, mais un langage qui tende une pratique du continu vers une pensée du continu1. » C’est là l’historicité de cette œuvre : chaque nouvel opus vient entériner et dire à nouveau ce dont elle est l’épreuve et la démonstration ; chaque livre recommence à neuf ce qui n’a jamais fini de se dire. C’est pourquoi elle se réclame d’une historicité « radicale2 », qui se constitue comme principe premier et fondamental de tout discours, et pourquoi elle vise ultimement à faire se rejoindre les théories du langage et de l’histoire en « une même théorie3 ». C’est ce qui fait aussi son efficace, réalisant ce qu’elle préconise : créer un continu entre la théorie comme activité de recherche et la poésie comme maximalisation du rapport entre le langage et la vie.
Critique du rythme marque un moment de cette pensée. Publié au lendemain de la grande époque structuraliste, il fait la critique de son temps et rassemble avec force et visibilité les enjeux que son auteur s’efforce de démontrer depuis dix ans. Sa particularité est que le rythme y devient un élément central, opérateur de subjectivité et d’historicité, à même de contrer la logique du signe en plaçant, à la suite de Benveniste, le langage au cœur de la définition humaine. Bien qu’il ait été suivi de nombreux autres, l’ouvrage reste peut‑être le parangon de cette aventure intellectuelle originale.
la suite ici: http://www.fabula.org/revue/document7129.php
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