Henri Meschonnic (1932-2009) est l'auteur d'une oeuvre considérable où poèmes, essais et traductions font le continu d'une théorie du langage et du rythme et d'une pratique d'écriture et de lecture pleines de vie l'une par l'autre. Ce blog offre simplement des documents à tous ceux qui de près ou de loin aimeraient continuer avec Henri Meschonnic.

lundi 8 mars 2010

Traits d'union et relation dans l'oeuvre d'Henri Meschonnic

Thèse de doctorat soutenue par Alexandre Eyriès ; sous la direction de Béatrice Bonhomme à l'Université de Nice en 2009.

Sous-tendue par une poétique de la relation langage - à la fois nourrie par l’écriture de poèmes et par la traduction -, lœuvre dHenriMeschonnic cherche les passages vers l’autre, vers le(s) sujet(s). Elle développe une anthropologie historique du langage à partir d’une critique du rythme et d’un parcours critique à travers l’ensemble des sciences humaines. Le poème, en tant qu’acte politique et éthique, innerve la théorie de la relation dans et par le langage. Contre tous les séparatismes (la prose contre la poésie) et contre tous les dualismes ( le son et le sens, la voix vivante et la lettre morte), il s’agit d’écouter le continu langage- éthique-politique qui fait du poèmel’invention mutuelle et réciproque d’une forme de langage par une forme de vie et d’une forme de vie par une forme de langage. Ceci fait des poèmes meschonniciens des inventions de vie. Ces gestes-relations, s’adressant aux autres sujets, puisent dans un langage à la socialité sans cesse réaffirmée. Le continu qui la travaille fait de lœuvre dHenri Meschonnic un même levier pour repenser la théorie du langage d’abord en écrivant des poèmes, puis en re-traduisant la Bible et en la re-rythmisant. Poème et traduire, en faisant réfléchir sur le langage, font une invention de l’inconnu et produisent leurs propres effets de savoir. L’écriture de poèmes, la pratique et l’épistémologie du traduire ainsi que la théorie du langage sont indissociables, parce qu’elles se confondent avec la vie même.
Both underlied by a poetic of relationship and by a thought on language - nourished by the experience of writing poems and translating the Bible - Henri Meschonnic’s work seek the passages in direction of the others, of the subjects. It develop an historic anthropology of language since a critic of rythm and also a critic mileage through the whole human sciences. The poem, as an ethical and political act, innervate the theory of relationship in and by the language. Against all the separatisms (prose versus poetry) and all the dualisms (sound and sense, living voice and dead letter), let’s listen the continuum between language, ethical and political who let the poem begin a mutual and reciprocal invention of a language’s form by a life’s form and of a life’s form by a language’s form. Poems of Henri Meschonnic are inventions of life. Those relationships-gestures aim at other subjects, drawing in a social language. The continuum that elaborate HenriMeschonnic’work makes her a lever to rethink the theory of language, first by writing poems, then in translating again the Bible and giving again rythm to her. Poem and translation, by making think on the language, make an invention of the unknown and produce ther own effects of knowledge. Writing poems, practicing both translation and epistemology of translation, and in the same time thinking again the theory of language are indissociable, because they merge with the life herself.

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